Il écoutait l’océan, dans une relation d’intimité complète. Une autre idée reçue : le silence de la mer. A cette profondeur, la masse sans limite des fonds compressait, cristallisait chaque son, au point de le transformer en un objet matériel, translucide, aux arêtes de verre.
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- Tout comme l’océan a des vagues ou le soleil a des rayons, le propre rayonnement de l’esprit est ses pensées et ses émotions.
- L’énergie des esprits est abondante. On la regarde sans la voir. On l’écoute sans l’entendre. Sa substance et sa forme ne peuvent être perçues. Bien que l’on ne puisse la toucher, elle est manifeste, pareille à l’Océan, et sa réalité ne peut être niée.
- Le silence de la terre vous arrivait en plein jusqu’au coeur-son mystère, sa grandeur, la stupéfiante réalité de sa vie cachée.
- La voix de Philippe Noiret. Le timbre d’une plénitude chaleureuse, une fluidité grave de hautbois, comme un accord avec tout de la vie. Mais au fond de ce velours, il y a un éloignement, une mélancolie. Une mélodie qui semble tellement en harmonie avec les choses de la terre qu’elle annonce déjà comme un départ.
- La solitude en mer absorbe et purifie tout. Elle règne sur toutes choses comme un despote sur le territoire de sa victoire. La raison en est qu’en mer la solitude, énorme et mystérieuse, frôle l’éternité.
- Quand nous avons soif, il nous semble que nous pourrions boire tout un océan : c’est la foi; et quand nous nous mettons à boire, nous buvons un verre ou deux : c’est la science.
- La mer est proche, vivante, arrogante. St-Ex et son mécanicien étaient loin de tout, dans un chaos de roches friables figées dans le sable. C’était comme ici. Le Simoun démantelé, l’avion d’Antoine, est comme un insecte séché au soleil, la carapace déchirée, les ailes cassées. Cinéma.
- Les âmes se pèsent dans le silence, comme l’or et l’argent se pèsent dans l’eau pure, et les paroles que nous prononçons n’ont de sens que grâce au silence où elles baignent.
- A chaque fois qu’il levait un bras, il lançait sur la mer immense des gouttes d’argent en volées, figurant, devant le ciel muet et vivant, les semailles splendides d’une moisson de bonheur.
- Ce qu’elle aurait aimé, dans cette solitude qui en augurait une autre, c’est d’entendre la mer. Entendre la mer sans la voir et lui accorder le pouvoir de porter en elle le souffle de tous ceux qu’elle aimait sans le leur dire jamais.
- L’amour cet inconnu Se fraie un chemin Depuis l’enfance des étoiles Et le ciel comme une main Réchauffe le coeur Des amants aveugles. L’amour porte le secret Des corps jusqu’à l’âme L’éternel présent Quand la pierre se délite Au fil de l’eau.
- Il nageait dans ce qu’il appelait la vie conjucalme.
- En mer, un marin n’avait aucune vie privée. Il dormait dans un hamac au coude à coude avec ses voisins. Sa ration de nourriture comportait des pois secs, des biscuits de mer, de la bière, de la bouillie d’avoine et de la viande salée.
- La mer est un élément capital pour la connaissance des peuples. La mer modèle les moeurs comme elle fait les rivages. Tous les peuples marins ont du caprice, sinon de la folie, dans l’âme.
- Il ne suffit pas de croire aux sirènes pour en rencontrer sur les eaux, mais il suffit parfaitement de croire à l’influence des mots, pour que cette influence aussitôt surgisse.