En grec ancien, souffle se traduit par pneuma : admirablement trouvé pour exprimer que respirer ne va pas de soi. Le français, langue de l’humour, n’en conserva, dans la vie courante, que le mot pneu.
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- Ce sont des voix qui restent en dernier, tout comme c’est la voix souvent qui, comme un parfum, précède et annonce l’entrée physique de quelqu’un dans votre vie.
- Un être a besoin de respirer à chaque minute, et il a besoin de respirer l’amour tous les jours. Cette envie de rendre L’autre heureux ne se fabrique pas artificiellement, elle est là ou elle n’est pas là.
- Phonographe. Jouet irritant qui redonne la vie à des bruits morts.
- Ce n’est ni sur de la plume ni sous des couvertures qu’on parvient à la gloire. Qui sans elle conserve sa vie laisse sur la terre pareil vestige de soi que fumée dans l’air et écume dans l’eau.
- Nous les français, on aime crier pour le sport, la beauté du geste, pour se purger la bile. Un certain conflit est séduisant pour le piment qu’il injecte dans la relation et l’adrénaline qu’il suscite.
- Le plus étrange, c’est que le mot Mot, si je puis dire, vient du latin -muttum- dont on a tiré Mutisme, l’absence de parole. Drôle de destin pour le mot Mot, qui sert à parler.
- Tu connais les vieux - plus aucune pudeur de l’estomac, tu as envie de vomir rien qu’à les voir se goinfrer. Les vétérans de la drogue sont tout pareils.
- La goutte : On a la goutte si on a trop bu dans sa vie. C’est la goutte qui fait déborder votre vase.
- Un texte c’est d’abord une respiration.
- Le souffle de la nuit ne s’adresse pas aux gens sérieux, il vient visiter les cranes fracassés qui laissent passer les courants d’air.
- Lorsque l’imagination reprend le passé, le souffle reprend vie.
- Opéra : Pièce représentant la vie dans un autre monde, dont les habitants n’ont pas de discours mais des chansons, pas de mouvements mais des gestes, pas de postures mais des attitudes.
- Le vent faillit me faire tomber de la passerelle, dès j’y eus posé le pied. Il venait du désert, libre et sauvage. Il remplit mes bronches d’un seul coup, à éclater de chaleur, d’oxygène et de lumière. Depuis plus de vingt-quatre heures, j’étais mort à toute sensation, sauf à celle-là : l’appel de la vie.
- Pour la première fois de ma vie, j’ai ressenti le sens du mot jamais. Eh bien, c’est terrible. On prononce ce mot cent fois par jour mais on ne sait pas ce qu’on dit avant d’avoir été confronté à un vrai «plus jamais».
- Jouir de la vie, c’est boire, c’est bouffer, c’est roter, c’est baiser.