- Notre plus grande faiblesse réside dans l'abandon. Le moyen le plus sûr de réussir est d'essayer une fois de plus.
- Quand un homme marche vers son destin, il est bien souvent forcé de changer de direction. Parfois, les circonstances extérieures sont les plus fortes, et il est obligé de se montrer lâche et de céder. Tout cela fait partie de l’apprentissage.
- La force même de la démocratie est peut-être sa prétendue faiblesse, cette désorganisation qui est telle, parfois, qu’il paraît impossible de mobiliser ne serait-ce que la moitié de la population pour atteindre un but donné.
- Qui perd la santé perd beaucoup; - Qui perd un ami perd encore plus; - Mais celui qui perd le courage perd tout.
- Le vice serait réduit à cette triste et déplorable condition où gémit la vertu, et il faudrait avoir autant de force et de courage pour être méchant, qu’il en faut, dans ce siècle corrompu, pour être homme de bien.
- La modération est comme la sobriété : on voudrait bien manger davantage, mais on craint de se faire mal.
- La fatuité dédommage du défaut de coeur.
- La mémoire est souvent la qualité de la sottise; elle appartient généralement aux esprits lourds, qu’elle rend plus pesants par le bagage dont elle les surcharge.
- L’homme se donne l’illusion d’être un démiurge en créant de petites fatalités à sa mesure. Par exemple, sous la forme d’horaires ferroviaires. Mais le subterfuge trompe davantage les chefs de gare que les théologiens.
- Le vice aussi bien que la vertu se propage par contagion mentale.
- Certaines personnes qui ont perdu le naturel veulent le rattraper : elles l’affectent et le perdent encore davantage.
- Les sociétés à castes et à classes rigides faisaient un gaspillage impardonnable de talents... Mais il faut reconnaître que de telles sociétés réduisaient les aspects nocifs de la compétition.
- L’insécurité fondamentale du joueur : quels que soient sa notoriété, sa compétence, son courage, sa situation professionnelle, son revenu, il est certain de perdre plus vite l’argent qu’il ne le gagne.
- Ma déprime est peut-être due à l’âge, à la crise économique ou à la mauvaise santé du marché de l’art, n’empêche que les difficultés des autres ne me consolent pas.
- Notre dégoût n’est point un défaut et une insuffisance des objets extérieurs, comme nous aimons à le croire, mais un épuisement de nos propres organes, et un témoignage de notre faiblesse.
- Semez le mensonge, il n’en sortira jamais que complications, périls, honte, faiblesse et témérité.
- La victoire s’use par ses excès; on ne réussit véritablement qu’à force de patientes défaites.
- Car une âme imparfaite aspire à être guérie : dans une époque profane, nous avons besoin que l’inconnu nous complète, quand nous n’avons pas la force de nous compléter nous-mêmes.
- Pour l’homme, il convient de faire plus grand cas de l’âme que du corps. Car l’excellence de l’âme corrige la faiblesse du corps, mais la force corporelle, sans la raison, est absolument incapable d’améliorer l’âme.
- Le pouvoir sur les autres, c’est de la faiblesse déguisée en force. Le véritable pouvoir est à l’intérieur et il est déjà vôtre.
- Il n’y a point de vertu sans force, et le chemin du vice est la lâcheté.
- L’épaisseur du rempart compte moins que la volonté de le prendre.
- La folie ou la mort sont les deux termes familiers entre lesquels l’ignorance oscille d’habitude.
- Le plus petit instant de la vie est plus fort que la mort, et la nie.
- La première panacée pour une nation mal dirigée est l’inflation monétaire, la seconde est la guerre. Les deux apportent prospérité temporaire et destruction indélébile. Les deux sont le refuge des opportunistes économiques et politiques.
- Les petites sociétés ont plus souvent le droit de faire la guerre que les grandes, parce qu’elles sont plus souvent dans le cas de craindre d’être détruites.
- Ils ont de l’argent pour la guerre mais ne peuvent pas nourrir les pauvres.
- Pour que disparût la guerre, il faudrait que les hommes devinssent ou bien lâches ou bien sages.
- C’est difficile d’arriver à l’essentiel, même en ce qui concerne la guerre, la fantaisie résiste longtemps.
- Dureté et rigidité sont compagnons de la mort. Fragilité et souplesse sont compagnons de la vie.
- La vie ne vaut pas qu’on se donne la peine de la quitter.
- Il faudrait seulement trouver un moyen de rendre le vernis de dessous inattaquable dans les opérations subséquentes de dévernissage.
- L’intrépidité doit soutenir le coeur dans les conjurations, au lieu que la seule valeur lui fournit toute la fermeté qui lui est nécessaire dans le péril de la guerre.
- Tout anti-intellectualisme finit ainsi dans la mort du langage, c’est-à-dire dans la destruction de la sociabilité.
- Chapelier constata que l’insuffisance des salaires était une sorte d’esclavage.
- Avancer en âge, c’est s’enrichir d’habitudes, se soumettre aux automatismes profitables; c’est connaître ses limites et s’y résigner.
- La survivance est un naufrage dont le salut repose sur l’entêtement et non sur la providence.
- Je fais dire aux autres ce que je ne puis si bien dire tantôt par faiblesse de mon langage, tantôt par faiblesse de mon sens.
- A la moindre allusion, même incertaine, il s’assombrissait, ne sachant s’il devait subodorer ou l’hommage ou la raillerie.
- Chaque jour, par tous les moyens, nous rendons la vie plus ennuyeuse, plus vaine. Un seul mot résume tout : gaspillage. Nos pensées, nos énergies, nos vies même ne servent plus qu’à créer de l’inutile, du malsain, du déraisonnable.
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