- Le retrait dans une rupture c’est de la douleur mâtinée d’orgueil et de fierté, il n’y a ni orgueil ni fierté ni protection de soi par soi même en amour !
- Le bonheur, cet objet de nos désirs, mais qui fuit et repousse la grandeur et les richesses, serait-il donc obscurément attaché à la médiocrité en tout genre ?
- Assurer son propre bonheur est un devoir, car le fait de ne pas être content de son état pourrait devenir une tentation d’enfreindre ses devoirs.
- Aussi obsolète qu’elle puisse sembler, la lenteur est une vertu. Lire un livre, marcher à pas mesurés sur un chemin de campagne, méditer les arcanes d’un jeu subtil : ces actes silencieux et lents tricotent mieux notre bonheur que les trépidations.
- Je n’ai jamais vu de bonheur qu’à des gens médiocres mais la médiocrité n’est pas à la portée de tout le monde, il ne faut pas vous imaginer ça.
- La puissance, il est vrai, ne fait pas le bonheur.
- Beaucoup de pourquoi au malheur, pas de pourquoi au bonheur.
- Fort heureusement, chaque réussite est l’échec d’autre chose.
- Les gens les plus en vue sont souvent la cible des individus les plus malveillants, ces gens qui ne peuvent supporter la réussite, qui dissimulent leur médiocrité derrière une haine tenace.
- L’isolement, la fierté, deviennent nos seules défenses, comme pour cacher une blessure, cacher notre... Notre imperfection.
- Le bonheur positif et parfait est impossible; il faut seulement s’attendre à un état comparativement moins douloureux.
- Tout pouvoir qui cultive l’hypocrisie de sa perfection ne tombe pas seulement dans le ridicule et dans les excès de la dévotion à lui-même; il détruit l’espoir de la nature humaine en la continuité du progrès.
- Vous pensiez qu’une cause qui n’est défendue que par la violence, le mensonge et la calomnie fait ainsi l’aveu de sa propre faiblesse, mais vous n’imaginiez pas le pouvoir de la faiblesse, de l’humiliation, du ressentiment et des peurs abjectes.
- On incommode souvent les autres quand on croit ne les pouvoir jamais incommoder.
- L’incertitude est de tous les tourments le plus difficile à supporter, et dans plusieurs circonstances de ma vie je me suis exposé à de grands malheurs, faute de pouvoir attendre patiemment.
- Gouverner, ce n’est pas recueillir, pour y trouver profit, la peur qui nous fait perdre raison, la haine qui nous rend incapables. Gouverner, ce n’est pas nous flatter ni nous ressembler quand nous devenons médiocres.
- La maladie éteint dans quelques hommes le courage, dans quelques autres la peur, et jusqu’à l’amour de la vie.
- Le cigare et la vodka, compagnons idéaux de ces moments de repli. Aux pauvres gens solitaires, il ne reste que cela. Et les ligues hygiénistes voudraient interdire ces bienfaits ! Pour nous faire parvenir à la mort en bonne santé ?
- A force de côtoyer la mort et le milieu médical, on finissait par se négliger soi-même.
- Toute souffrance est lâche : elle recule devant la puissance du vouloir-vivre qui est ancré plus fortement dans notre chair que toute la passion de la mort ne l’est dans notre esprit.
- Il faut jouir de soi-même dans la solitude, et, à l’égard de ses amis, ne dévoiler ses pensées qu’à mesure de l’esprit qu’on leur trouve, autrement on court le danger de leur paraître supérieur; de ce moment, on est perdu.
- Le remords, cette vertu des faibles, ne l’atteignait pas. Le remords est une impuissance, il recommencera sa faute. Le repentir seul est une force, il termine tout.
- Epanchement : Défaut fréquent chez les écrivains, et qui peut s’avérer dangereux, car à force de s’épancher, l’écrivain risque une mauvaise chute.
- Cède à la force, et fais quartier à la faiblesse.
- On ne sait pas assez que la faiblesse est une force extraordinaire et qu’il est très difficile de lui résister.
- Nous n’avons pas toujours assez de force pour supporter les maux d’autrui.
- A force de faire subir à leurs proches les conséquences de leur insouciance, les gens légers peuvent finir par devenir pesants.
- La jeunesse, ce n’est ni la force, ni la souplesse, ni même lajeunesse comme tu disais : c’est la passion pour l’inutile.
- Nous nous consolons souvent par faiblesse des maux dont la raison n’a pas la force de nous consoler.
- La faiblesse a toujours vécu d’imagination. La force n’a jamais rien inventé, parce qu’elle croit se suffire. C’est toujours la faiblesse qui a du génie.
- Pauvreté est le symptôme; esclavage, la mort.
- Un des grands malheurs de l’homme, c’est que ses bonnes qualités même lui sont quelquefois inutiles, et que l’art de s’en servir et de les bien gouverner n’est souvent qu’un fruit tardif de l’expérience.
- Les extrêmes manquent la frontière au-delà de laquelle la vie prend fin, et la passion de l’extrémisme, en art comme en politique, est désir de mort déguisé.
- Rien de plus habituel que de sentir que les autres ont une part de responsabilité dans nos échecs, tout comme c’est une réaction ordinaire d’oublier ceux qui ont pris part à nos réussites.
- L’intelligence met déjà à l’écart. Mais si la sensibilité s’y ajoute, alors là, c’est la solitude complète.
- Il y a des moments où tout s’arrête, où l’on voit sa vie défiler en l’espace d’un quart de seconde. C’est effrayant, c’est déstabilisant, surtout qu’on ne peut pas lutter contre. Il y aura un avant, un après.
- La plupart des affections ne sont que des habitudes ou des devoirs qu’on n’a pas le courage de briser.
- La plupart des gens ne font pas ce qu’ils veulent et les rares qui dérogent amènent des catastrophes.
- On profite mieux de l’adolescence quand on n’est pas égocentrique mais malheureusement, l’égocentrisme en est le symptôme majeur.
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