L’intelligence met déjà à l’écart. Mais si la sensibilité s’y ajoute, alors là, c’est la solitude complète.

L’intelligence met déjà à l’écart. Mais si la sensibilité s’y ajoute, alors là, c’est la solitude complète.

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Source secondaire
Dernière Année. Notes pour conclure le siècle (1999), p. 40
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Personne ne déploiera jamais les facultés de son intelligence s’il n’intercale, pour le moins, quelques moments de solitude dans sa vie.
L’intelligence ne se représente clairement que le discontinu.
La solitude est un détachement qui mène à un débordement. Si elle ne fructifie pas, elle n’est qu’isolement.
La solitude, c’est cette conscience d’un soi immuable, assez perdu et incommunicable à la fois. Presque biologique, en somme.
O intelligence, solitude en flammes, qui conçoit tout et rien ne crée.
Chez la plupart des hommes, l’intelligence est un terrain qui demeure en friche presque toute la vie.
C’est à trop voir les êtres sous leur vraie lumière qu’un jour ou l’autre nous prend l’envie de les larguer. La lucidité est un exil construit, une porte de secours, le vestiaire de l’intelligence. C’en est aussi une maladie qui nous mène à la solitude.
L’intelligence est presque inutile à celui qui ne possède qu’elle.
La notion d’intelligence elle- même a perdu pour moi son apparente simplicité. Je ne parle plus de l’intelligence mais, au pluriel, d’intelligences.
Ce n’est pas tant l’intelligence qui nous distingue les uns des autres que le temps passé à réfléchir.

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