À force de côtoyer la mort et le milieu médical, on finissait par se négliger soi-même.

Source : Fantazmë
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
À force de côtoyer la mort et le milieu médical, on finissait par se négliger soi-même.

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La pensée de la mort nous trompe ; car elle nous fait oublier de vivre.
La mort, c’est un sommeil où l’individualité s’oublie.
L’une des plus grandes illusions consiste à oublier que la vie est captive de la mort.
On a mal regardé la vie, quand on n’a pas aussi vu la main qui tue en gant de velours.
Beaucoup n’ont pas vécu leur vie, espérant s’en tirer avec la mort d’autrui.
Ce n’est pas très gai de se suffire à soi-même. On marche sur les morts. On contemple son destin face à face, sans aucun voile comme font les imbéciles.
Nous faisons une situation fausse aux morts en les raccrochant à notre vie. C’est leur enlever, s’ils en ont une, leur liberté de mort.
Il est également absurde de vivre en perdant de vue le paramètre absolue de la mort que de laisser la pensée de la mort prochaine gâcher mon existence.
On ne se prépare pas plus à la mort qu’on ne s’était préparé à vivre.
La peur de l’échec s’évanouit face à la mort.

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