La fatuité dédommage du défaut de cœur.
Écrivain, 1715-1747 Image : Charles-Amédée Colin, CC0, Wikimedia Commons La fatuité dédommage du défaut de cœur.
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Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier, 909
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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En réalité, ce qu’on entend par avoir du cœur, c’est avoir une faiblesse des glandes lacrymales en même temps qu’une légère paralysie du cervelet.
Dans ces grandes crises, le cœur se brise ou se bronze.
À quoi sert un cœur qu’on n’use pas ?
Ce qui est satisfait, c’est le cœur ; le ventre est gourmand.
Le cœur peut souffrir éternellement de la blessure d’un vivant, – il ne saigne plus sur un mort.
De tempérament un peu sec, son cœur ne fournit pas à sa pensée un aliment suffisant.
Eros maladroit qui manque le cœur et n’atteint que l’estomac…
L’allégresse du cœur s’augmente à la répandre.
Un cœur patient est un cœur triste.
Quand le cœur est présent, le corps est donc absent.

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