Citations de Marcel Proust – Page 2

Écrivain, poète, romancier, Essayiste

106 citations, dont 97 vérifiées dans ses œuvres.

Ses thèmes : Amour, Bonheur, Art, Douleur.

Œuvres citées : À l’ombre des jeunes filles en fleurs (1919), La Prisonnière (1923), Le Temps retrouvé (1927), Albertine disparue (1925), Le Côté de Guermantes (1921).

Lire sa biographie
Naissance
10 juillet 1871
Décès
18 novembre 1922
Nationalité
Française

Les citations

  1. La douleur est un aussi puissant modificateur de la réalité qu’est l’ivresse.
    Source vérifiée Albertine disparue (1925), chapitre I
  2. L’artiste qui renonce à une heure de travail pour une heure de causerie avec un ami sait qu’il sacrifie une réalité pour quelque chose qui n’existe pas.
    Source vérifiée Le Temps retrouvé (1927), chapitre III
  3. Les levers de soleil sont un accompagnement des longs voyages en chemin de fer, comme les œufs durs, les journaux illustrés, les jeux de cartes, les rivières où des barques s’évertuent sans avancer.
    Source vérifiée À l’ombre des jeunes filles en fleurs (1919), Deuxième partie
  4. Les contempteurs de l’amitié peuvent, sans illusions et non sans remords, être les meilleurs amis du monde.
    Source vérifiée Le Côté de Guermantes (1921), Troisième partie
  5. Laissons les jolies femmes aux hommes sans imagination.
    Source vérifiée Albertine disparue (1925), chapitre I
  6. On n’aime plus personne dès qu’on aime.
    Source vérifiée Du côté de chez Swann (1913), partie 3
  7. Il vaut mieux rêver sa vie que la vivre, encore que la vivre, ce soit encore la rêver.
    Source vérifiée Les Plaisirs et les Jours (1896), Les Regrets, 6
  8. Nous sommes tous obligés, pour rendre la réalité supportable, d’entretenir en nous quelques petites folies.
    Source vérifiée À l’ombre des jeunes filles en fleurs (1919), Première partie
  9. Il est peu de réussites faciles, et d’échecs définitifs.
    Source vérifiée Le Temps retrouvé (1927), chapitre II
  10. On ne guérit d’une souffrance qu’à condition de l’éprouver pleinement.
    Source vérifiée Albertine disparue (1925), chapitre I
  11. On devient moral dès qu’on est malheureux.
    Source vérifiée À l’ombre des jeunes filles en fleurs (1919), Deuxième partie
  12. La force qui fait le plus de fois le tour de la terre en une seconde, ce n’est pas l’électricité, c’est la douleur.
    Source vérifiée Albertine disparue (1925), chapitre I
  13. L’adolescence est le seul temps où l’on ait appris quelque chose.
    Source vérifiée À l’ombre des jeunes filles en fleurs (1919), Deuxième partie
  14. Ce n’est pas parce que les autres sont morts que notre affection pour eux s’affaiblit, c’est parce que nous mourons nous-mêmes.
    Source vérifiée Albertine disparue (1925), chapitre II
  15. L’amour, c’est l’espace et le temps rendus sensibles au cœur.
    Source vérifiée La Prisonnière (1923), chapitre 3
  16. Nous ne connaissons jamais que les passions des autres, et que ce que nous arrivons à savoir des nôtres, ce n’est que d’eux que nous avons pu l’apprendre.
    Source vérifiée Du côté de chez Swann (1913), partie 1
  17. Pour que les choses paraissent nouvelles, même si elles sont anciennes, et même si elles sont nouvelles, il faut en art, comme en médecine, comme en mondanité, des noms nouveaux.
    Source vérifiée Le Temps retrouvé (1927), chapitre II
  18. Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur ; elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries.
    Source vérifiée Les Plaisirs et les Jours (1896), Les Regrets
  19. On a dit que la beauté est une promesse de bonheur. Inversement la possibilité du plaisir peut être un commencement de beauté.
    Source vérifiée La Prisonnière (1923), chapitre 1
  20. Il est faux de croire que l’échelle des craintes correspond à celle des dangers qui les inspirent. On peut avoir peur de ne pas dormir et nullement d’un duel sérieux, d’un rat et pas d’un lion.
    Source vérifiée Le Temps retrouvé (1927), chapitre II
  21. Quand on se voit au bord de l’abîme et qu’il semble que Dieu vous ait abandonné, on n’hésite plus à attendre de lui un miracle.
    Source vérifiée Albertine disparue (1925), chapitre I
  22. Une femme qu’on aime suffit rarement à tous nos besoins et on la trompe avec une femme qu’on n’aime pas.
    Source vérifiée Le Temps retrouvé (1927), chapitre I
  23. La jalousie finit ainsi faute d’aliments et n’a tant duré qu’à cause d’en avoir réclamé sans cesse.
    Source vérifiée La Prisonnière (1923), chapitre 1
  24. La jeunesse est cet heureux temps où l’on devrait plutôt dire qu’on ne doute de rien plutôt que de dire qu’on n’y doute pas de soi.
    Source vérifiée Jean Santeuil (1952), partie VII, chapitre 4
  25. La jeunesse une fois passée, il est rare qu’on reste confiné dans l’insolence.
    Source vérifiée Le Côté de Guermantes (1921), Troisième partie
  26. Il n’est pas certain que le bonheur survenu trop tard, quand on ne peut plus en jouir, quand on n’aime plus, soit tout à fait ce même bonheur dont le manque nous rendit jadis si malheureux.
    Source vérifiée À l’ombre des jeunes filles en fleurs (1919), Deuxième partie
  27. L’idée qu’on mourra est plus cruelle que mourir, mais moins que l’idée qu’un autre est mort.
    Source vérifiée Albertine disparue (1925), chapitre I
  28. Le souvenir d’une certaine image n’est que le regret d’un certain instant.
    Source vérifiée Du côté de chez Swann (1913), partie 3
  29. Les vrais livres doivent être les enfants non du grand jour et de la causerie, mais de l’obscurité et du silence.
    Source vérifiée Le Temps retrouvé (1927), chapitre III
  30. La souffrance est une sorte de besoin de l’organisme de prendre conscience d’un état nouveau qui l’inquiète, de rendre la sensibilité adéquate à cet état.
    Source vérifiée Une agonie (1921)
  31. Les œuvres, comme dans les puits artésiens, montent d’autant plus haut que la souffrance a plus profondément creusé le cœur.
    Source vérifiée À la recherche du temps perdu
  32. De ce que les hommes médiocres sont souvent travailleurs et les intelligents souvent paresseux, on ne peut pas conclure que le travail n’est pas pour l’esprit une meilleure discipline que la paresse.
    Source vérifiée Journées de lecture (1906)
  33. Dans la vie de la plupart des femmes, tout, même le plus grand chagrin, aboutit à une question d’essayage.
    Source vérifiée Une agonie (1921)
  34. Nous localisons dans le corps d’une personne toutes les possibilités de sa vie, le souvenir des êtres qu’elle connaît et qu’elle vient de quitter, ou s’en va rejoindre.
    Source vérifiée Le Côté de Guermantes (1921), Première partie
  35. Les créatures qui ont joué un grand rôle dans notre vie, il est rare qu’elles en sortent tout d’un coup d’une façon définitive.
    Source vérifiée Un baiser (1921)
  36. Nous ne savons jamais si nous ne sommes pas en train de manquer notre vie.
    Source vérifiée Jean Santeuil (1952), partie VII, chapitre 2
  37. La nuit de Noël, un parfum d’espérances monte des âmes vers Dieu, des âmes qui veulent être enfin meilleures, qui veulent être enfin aimées.
    Source vérifiée Chroniques, « Un conte de Noël »
  38. J’eus la sensation et le pressentiment que le jour de l’an n’était pas un jour différent des autres, qu’il n’était pas le premier d’un monde nouveau.
    Source vérifiée À l’ombre des jeunes filles en fleurs (1919), première partie
  39. Savoir ne permet pas toujours d’empêcher, mais du moins les choses que nous savons, nous les tenons, sinon entre nos mains, du moins dans notre pensée où nous les disposons à notre gré, ce qui nous donne l’illusion d’une sorte de pouvoir sur elles.
    Source vérifiée Du côté de chez Swann (1913), partie 2
  40. L’aristocratie qui a bien ses défauts aussi reprend ici sa vraie supériorité, où la science de la politesse et l’aisance dans l’amabilité peuvent jouer cinq minutes le charme le plus exquis, feindre une heure la sympathie, la fraternité.
    Source vérifiée Lettre, à Reynaldo Hahn, 15 novembre 1895

Biographie de Marcel Proust

Marcel Proust (1871-1922), monument de la littérature française, voit le jour à Paris dans une famille bourgeoise aisée. Fragile et souvent malade, il consacre sa vie à l’écriture. Son opus magnum, À la recherche du temps perdu (1913-1927), révolutionne la littérature par son exploration inédite de la mémoire et des émotions. Cette œuvre-monde, où fusionnent analyse psychologique et portrait social, le consacre comme l’un des plus grands écrivains du XXᵉ siècle.

Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Marcel Proust de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.