Aimer est un mauvais sort comme ceux qu’il y a dans les contes, contre quoi on ne peut rien jusqu’à ce que l’enchantement ait cessé.
Écrivain, 1871-1922 Image : Otto Wegener, Domaine public, Wikimedia Commons Aimer est un mauvais sort comme ceux qu’il y a dans les contes, contre quoi on ne peut rien jusqu’à ce que l’enchantement ait cessé.
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Le Temps retrouvé (1927), chapitre I
… Je me disais que si elle mourait, ou si je ne l’aimais plus, tous ceux qui eussent pu me rapprocher d’elle tomberaient à mes pieds. En attendant, j’essayais en vain d’agir sur eux, n’étant pas guéri par l’expérience, qui aurait dû m’apprendre — si elle apprenait jamais rien — qu’aimer est un mauvais sort comme ceux qu’il y a dans les contes contre quoi on ne peut rien jusqu’à ce que l’enchantement ait cessé.
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Il y a seulement de la malchance à n’être pas aimé : il y a du malheur à ne point aimer.
Il n’y a qu’une erreur et qu’un malheur au monde, c’est de ne pas savoir, ou vouloir, aimer.
La déclaration d’amour est le passage du hasard au destin, et c’est pourquoi elle est si périlleuse.
L’amour trop souvent N’offre aux cœurs abusés qu’un bonheur décevant.
La barque de l’amour s’est brisée contre la vie courante. Comme on dit, l’incident est clos.
Raisonner sur l’amour, c’est perdre la raison.
Il y a une étrange satisfaction à toucher le fond du désespoir ; l’excès du malheur procure une espèce de sécurité, havre de grâce pour l’âme naufragée qui n’ose plus croire.
Après le désir toujours vient l’ennui. Et il n’y a que l’amour pour venir à bout de l’ennui. L’amour, avec un grand A ; notre rêve à toutes.
Le risque d’aimer, c’est d’aimer autant les défauts que les qualités, ils sont indissociables.
L’amour est une chose terrible à comparer au bonheur.

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