L’amour, dans l’anxiété douloureuse comme dans le désir heureux, est l’exigence d’un tout. Il ne naît, il ne subsiste que si une partie reste à conquérir. On n’aime que ce qu’on ne possède pas tout entier.
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- La possession de ce qu’on aime est une joie plus grande encore que l’amour.
- Il est curieux qu’un premier amour, si, par la fragilité qu’il laisse à notre cœur, il fraye la voie aux amours suivantes, ne nous donne pas du moins par l’identité même des symptômes et des souffrances, le moyen de les guérir…
- La jalousie est la fille de l’amour, mais quelquefois c’est elle qui le fait naître, à quoi il faut ajouter que l’homme qui a besoin d’être inquiet pour aimer n’a jamais aimé que lui-même.
- L’amour demeure la seule force qui transforme un individu en un être extraordinaire et irremplaçable. La seule chose pour laquelle il vaille la peine de vivre et de souffrir.
- Il faut que l’amour soit un enthousiasme, une puissance illimitée, une douceur surhumaine, une soif de déborder et d’écoute, la possibilité de coïncider avec soi, une ambition et une naissance - pas un sentiment.
- L’amour est la plus terrible et la plus honnête des passions, c’est la seule qui ne puisse s’occuper de son bonheur sans y comprendre le bonheur d’un autre.
- Amour et désir sont deux choses différentes, tout ce qui est aimé n’est pas désiré, et tout ce qui est désiré n’est pas aimé.
- En réalité, dans l’amour il y a une souffrance permanente, que la joie neutralise, rend virtuelle, ajourne, mais qui peut à tout moment devenir ce qu’elle serait depuis longtemps si l’on n’avait pas obtenu ce qu’on souhaitait, atroce.
- L’amour, c’est ce qui se passe dans cet objet vers lequel nous tendons la main par notre propre désir, et qui, au moment où notre désir fait éclater son incendie, nous laisse apparaître un instant cette réponse, cette autre main qui se tend vers nous comme son désir.
- L’Amour est le premier de tous les précepteurs, aucun ne polit mieux les moeurs. Un amant s’étudie à se rendre agréable; Vous le voyez soigneux d’épurer ses humeurs.
- Un amour commence à exister quand chacun offre à l’autre le fond de ses pensées, les secrets les plus verrouillés. Sinon, ce n’est pas de l’amour, c’est de l’échange de peaux, de désir immédiat.
- L’amour ne s’écrit que grâce à un foisonnement, à une prolifération de détours, de chicanes, d’élucubrations, de délires, de folies… qui tiennent dans la vie de chacun une place énorme.
- L’amour est un enchantement : jouissez-en sans chercher à connaître le charme qui nous amuse et qui nous séduit. Anatomiser l’amour, c’est vouloir s’en guérir. Psyché le perdit pour avoir voulu le connaître.