La douleur est un aussi puissant modificateur de la réalité qu’est l’ivresse.
Écrivain, 1871-1922 Image : Otto Wegener, Domaine public, Wikimedia Commons La douleur est un aussi puissant modificateur de la réalité qu’est l’ivresse.
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Albertine disparue (1925), chapitre I
… Mais aussitôt la douleur avait réagi sur elles: un fait objectif, tel qu’une image, est différent selon l’état intérieur avec lequel on l’aborde. Etla douleur est un aussi puissant modificateur de la réalité qu’est l’ivresse.Combinée avec ces images, la souffrance en avait fait aussitôt quelque chose d’absolument différent de ce que peuvent être pour toute autre personne une dame en gris, un pourboire, une douche, la rue où avait lieu l’arrivée délibérée d’Albertine avec la dame en gris. …
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C’est la douleur seule qui rend consciente la passion, et c’est pourquoi l’on aime souffrir, et faire souffrir.
La douleur embellit l’écrevisse.
Quand tu souffriras beaucoup, regarde ta douleur en face, elle te consolera elle-même et t’apprendra quelque chose.
Mais toujours le plaisir de douleur s’accompagne.
La leçon la plus importante que l’homme puisse apprendre dans sa vie n’est pas que la douleur existe dans le monde, mais qu’il dépend de nous d’en tirer profit, qu’il nous est loisible de la transmuer en joie.
La douleur est la grande éducatrice des hommes.
La douleur est la racine de la connaissance.
Une vraie douleur est capable de donner de l’intelligence à un imbécile, toujours pour un temps, naturellement.
La souffrance forme le tissu de l’existence, elle est le lieu où la vie devient vivante, la réalité et l’effectivité phénoménologique de ce devenir.
La douleur est aussi nécessaire que la mort.

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