Citations de Marcel Proust – Page 3

Écrivain, poète, romancier, Essayiste

106 citations, dont 97 vérifiées dans ses œuvres.

Ses thèmes : Amour, Bonheur, Art, Douleur.

Œuvres citées : À l’ombre des jeunes filles en fleurs (1919), La Prisonnière (1923), Le Temps retrouvé (1927), Albertine disparue (1925), Le Côté de Guermantes (1921).

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Naissance
10 juillet 1871
Décès
18 novembre 1922
Nationalité
Française

Les citations

  1. Les noms qui désignent les choses répondent toujours à une notion de l’intelligence, étrangère à nos impressions véritables et qui nous force à éliminer d’elles tout ce qui ne se rapporte pas à cette notion.
    Source vérifiée À l’ombre des jeunes filles en fleurs (1919), Troisième partie
  2. En réalité, dans l’amour il y a une souffrance permanente, que la joie neutralise, rend virtuelle, ajourne, mais qui peut à tout moment devenir ce qu’elle serait depuis longtemps si l’on n’avait pas obtenu ce qu’on souhaitait, atroce.
    Source vérifiée À l’ombre des jeunes filles en fleurs (1919), Première partie
  3. Chaque fois que la société est momentanément immobile, ceux qui y vivent s’imaginent qu’aucun changement n’aura plus lieu, de même qu’ayant vu commencer le téléphone, ils ne veulent pas croire à l’aéroplane.
    Source vérifiée À l’ombre des jeunes filles en fleurs (1919), Première partie
  4. Si la vie apporte des déboires, on s’en console, car la vraie vie est ailleurs, non pas dans la vie même, ni après, mais au dehors, si un terme qui tire son origine de l’espace a un sens en un monde qui en est affranchi.
    Source vérifiée Lettre, à Georges de Lauris, 8 novembre 1908
  5. Tant que la lecture est pour nous l’initiatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n’aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire.
    Source vérifiée Journées de lecture (1906)
  6. Henri, comme nous l’avons dit, s’occupait de botanique ; l’étude de cette science, la collection d’un herbier répondaient d’ailleurs également à son amour de l’ordre, à son besoin de marche, et à son goût pour la grâce.
    Source vérifiée Jean Santeuil (1952), partie IV, chapitre 4
  7. Et quand un ami venait la voir, elle parlait sans cesse de l’amour, de l’Opéra-Comique, de la Hollande et du chant, doucement, à intervalles réguliers, comme on exhale par bouffées la fumée de la cigarette qui sans cela nous étoufferait.
    Source vérifiée Jean Santeuil (1952), partie IX, chapitre 5
  8. L’amour, dans l’anxiété douloureuse comme dans le désir heureux, est l’exigence d’un tout. Il ne naît, il ne subsiste que si une partie reste à conquérir. On n’aime que ce qu’on ne possède pas tout entier.
    Source vérifiée Précaution inutile (1923)
  9. C’est dans la maladie que nous nous rendons compte que nous ne vivons pas seuls, mais enchaînés à un être d’un règne différent, dont des abîmes nous séparent, qui ne nous connaît pas et duquel il est impossible de nous faire comprendre : notre corps.
    Source vérifiée À la recherche du temps perdu (fragments) (1914)
  10. Ce qui est dangereux et procréateur de souffrances dans l’amour, ce n’est pas la femme elle-même, c’est sa présence de tous les jours, la curiosité de ce qu’elle fait à tous moments ; ce n’est pas la femme, c’est l’habitude.
    Source vérifiée Le Temps retrouvé (1927), chapitre III
  11. La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c’est la littérature. Cette vie qui, en un sens, habite à chaque instant chez tous les hommes aussi bien que chez l’artiste.
    Source vérifiée À la recherche du temps perdu, Le Temps retrouvé (1927)
  12. L’automne épuisé, plus même réchauffé par le soleil rare, perd une à une ses dernières couleurs. L’extrême ardeur de ses feuillages, si enflammés que toute l’après-midi et la matinée elle-même donnaient la glorieuse illusion du couchant, s’est éteinte.
    Source vérifiée Les Plaisirs et les Jours (1896), Les Regrets
  13. Comme il n’est de connaissance, on peut presque dire qu’il n’est de jalousie que de soi-même. L’observation compte peu. Ce n’est que du plaisir ressenti par soi-même qu’on peut tirer savoir et douleur.
    Source vérifiée La Prisonnière (1923), chapitre 3
  14. Le médecin m’avait conseillé de prendre au moment du départ un peu trop de bière ou de cognac, afin d’être dans un état qu’il appelait « euphorie », où le système nerveux est momentanément moins vulnérable.
    Source vérifiée À l’ombre des jeunes filles en fleurs (1919), Deuxième partie
  15. Il est curieux qu’un premier amour, si, par la fragilité qu’il laisse à notre cœur, il fraye la voie aux amours suivantes, ne nous donne pas du moins par l’identité même des symptômes et des souffrances, le moyen de les guérir…
    Source vérifiée La Prisonnière (1923), chapitre 1
  16. Je me demandais si la musique n’était pas l’exemple unique de ce qu’aurait pu être — s’il n’y avait pas eu l’invention du langage, la formation des mots, l’analyse des idées — la communication des âmes.
    Source vérifiée La Prisonnière (1923), chapitre 2
  17. Ce que je reproche aux journaux, c’est de nous faire faire attention tous les jours à des choses insignifiantes, tandis que nous lisons trois ou quatre fois dans notre vie les livres où il y a des choses essentielles.
    Source vérifiée Du côté de chez Swann (1913), partie 1
  18. On n’est pas heureux. Notre bonheur, c’est le silence du malheur.
    Source à vérifierÀ la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann (1913)
  19. Les vrais paradis sont les paradis que l’on a perdus.
    Source à vérifierÀ la recherche du temps perdu, Le Temps retrouvé (1927)
  20. Le bonheur, la possession de la beauté, ne sont pas des choses inaccessibles et nous avons fait Ïuvre inutile en y renonçant à jamais.
  21. Le sens critique est soumission à la réalité intérieure.
  22. Pour une femme tout événement, même un deuil, se termine par un essayage.
  23. Dire que j’ai gâché des années de ma vie, que j’ai voulu mourir (…) pour une femme qui ne me plaisait pas, qui n’était pas mon genre.
  24. Le seul véritable voyage n’est pas d’aller vers d’autres paysages, mais d’avoir d’autres yeux.
  25. Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.
  26. Dans la « Vue de Delft » de Vermeer… Un petit pan de mur jaune (qu’il ne se rappelait pas) était si bien peint qu’il était, si on le regardait seul, comme une précieuse œuvre d’art chinoise, d’une beauté qui se suffisait à elle-même.

Biographie de Marcel Proust

Marcel Proust (1871-1922), monument de la littérature française, voit le jour à Paris dans une famille bourgeoise aisée. Fragile et souvent malade, il consacre sa vie à l’écriture. Son opus magnum, À la recherche du temps perdu (1913-1927), révolutionne la littérature par son exploration inédite de la mémoire et des émotions. Cette œuvre-monde, où fusionnent analyse psychologique et portrait social, le consacre comme l’un des plus grands écrivains du XXᵉ siècle.

Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Marcel Proust de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.