- Le bonheur, la possession de la beauté, ne sont pas des choses inaccessibles et nous avons fait Ïuvre inutile en y renonçant à jamais.
- Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur; elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries.
- On a dit que la beauté est une promesse de bonheur. Inversement la possibilité du plaisir peut être un commencement de beauté.
- Le sens critique est soumission à la réalité intérieure.
- Il est faux de croire que l’échelle des craintes correspond à celle des dangers qui les inspirent. On peut avoir peur de ne pas dormir et nullement d’un duel sérieux, d’un rat et pas d’un lion.
- Quand on se voit au bord de l’abîme et qu’il semble que Dieu vous ait abandonné, on n’hésite plus à attendre de lui un miracle.
- Pour une femme tout événement, même un deuil, se termine par un essayage.
- Dire que j’ai gâché des années de ma vie, que j’ai voulu mourir (...) pour une femme qui ne me plaisait pas, qui n’était pas mon genre.
- Une femme qu’on aime suffit rarement à tous nos besoins et on la trompe avec une femme qu’on n’aime pas.
- La jalousie finit ainsi faute d’aliments et n’a tant duré qu’à cause d’en avoir réclamé sans cesse.
- La jeunesse est cet heureux temps où l’on devrait plutôt dire qu’on ne doute de rien plutôt que de dire qu’on n’y doute pas de soi.
- La jeunesse une fois passée, il est rare que l’on reste confiné dans l’insolence.
- Il n’est pas certain que le bonheur survenu trop tard... Soit tout à fait le même que celui dont le manque nous rendait jadis si malheureux.
- L’idée qu’on mourra est plus cruelle que mourir, mais moins que l’idée qu’un autre est mort.
- La musique est peut-être l’exemple unique de ce qu’aurait pu être - s’il n’y avait pas eu l’invention du langage, la formation des mots, l’analyse des idées - la communication des âmes.
- Le souvenir d’une certaine image n’est que le regret d’un certain instant.
- Les vrais livres doivent être les enfants non du grand jour et de la causerie, mais de l’obscurité et du silence.
- La souffrance est une sorte de besoin de l’organisme de prendre conscience d’un état nouveau qui l’inquiète, de rendre la sensibilité adéquate à cet état.
- Les oeuvres, comme dans les puits artésiens, montent d’autant plus haut que la souffrance a plus creusé le coeur.
- De ce que les hommes médiocres sont souvent travailleurs et les intelligents souvent paresseux, on n’en peut pas conclure que le travail n’est pas pour l’esprit une meilleure discipline que la paresse.
- Dans la vie de la plupart des femmes, tout, même le plus grand chagrin, aboutit à une question d’essayage.
- Nous localisons dans le corps d’une personne toutes les possibilités de sa vie, le souvenir des êtres qu’elle connaît et qu’elle vient de quitter, ou s’en va rejoindre.
- Ce que je reproche aux journaux, c’est de nous faire faire attention tous les jours à des choses insignifiantes, tandis que nous lisons trois ou quatre fois dans notre vie les livres où il y a des choses essentielles.
- Les créatures qui ont joué un grand rôle dans notre vie, il est rare qu’elles en sortent tout d’un coup d’une façon définitive.
- Nous ne savons jamais si nous ne sommes pas en train de manquer notre vie.
- Le seul véritable voyage n’est pas d’aller vers d’autres paysages, mais d’avoir d’autres yeux.
- Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.