Les citations
Le paradis n’est pas sur la terre, mais il y en a des morceaux. Il y a sur la terre un paradis brisé.
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 À vingt-six ans, on a tellement appétit du neuf et peur de se répéter qu’on ne se sert jamais de ses notes.
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 La peur est une brume de sensations.
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 Le train, automobile du pauvre. Il ne lui manque que de pouvoir aller partout.
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 Leur goût du travail, c’est de ne pas pouvoir « rester à rien faire ».
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 Rien n’est éternel, pas même la reconnaissance.
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 Il faut tout dire : le travail donne une satisfaction un peu béate. Il y a dans la paresse un état d’inquiétude qui n’est pas vulgaire, et auquel l’esprit doit peut-être ses plus fines trouvailles.
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 Le silence était si absolu que je me croyais sourd.
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 Le matin, chaque grande herbe porte une toile d’araignée comme une petite voile. Le soleil paraît, et tout sombre.
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 Les nuages au couchant font faire arrosoir au soleil.
Jules RenardSource vérifiée L’œuvre et l’âme de Jules Renard Suicide. On ne voit rien du tombeau, des horreurs de la mort, mais on a le désir infini de se mêler à la tristesse attirante des choses.
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 Il faut bien pardonner leurs caprices aux actrices de talent, car les pauvres femmes sans talent ont les mêmes.
Jules RenardSource vérifiée Journal 1887-1910 (1887) C’est un travail curieux que de démêler chez un jeune les influences des arrivés. Que de mal on se donne avant de prendre son originalité chez soi, tout simplement !
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 La peur de l’ennui est la seule excuse du travail.
Jules RenardSource secondaireJournal 1887-1910 (1887), 10 septembre 1892, p. 285 Peu importe de faire des fautes de français quand on ne sait pas la langue ; mais, quand on la sait, pourquoi s’entêter ? Les fautes voulues n’ont pas de valeur.
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 Le théâtre n’est qu’un jeu qui se donne des airs de vie.
Jules RenardSource vérifiée L’œuvre et l’âme de Jules Renard Bucoliques. Le feu de bois. Toute cette fête, toute cette vie ! Puis cette agonie, puis cette mort, cette déboulée des bûches.
Jules RenardSource vérifiée Journal 1887-1910 (1887) La nostalgie que nous avons des pays que nous ne connaissons pas n’est peut-être que le souvenir de régions parcourues en des voyages antérieurs à cette vie.
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 Lis toutes les biographies des grands morts, et tu aimeras la vie.
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 Ce n’est pas difficile, d’être exquis de temps en temps ; mais l’être toute sa vie !…
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 Le plus grand homme n’est qu’un enfant que la vie a trompé.
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 Il n’y a plus que la peur de la mort qui les retienne à la vie.
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 La vieillesse arrive brusquement, comme la neige. Un matin au réveil, on s’aperçoit que tout est blanc.
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 Bonjour, papa, bonjour, maman, je vous souhaite une bonne année, une bonne santé et le paradis à la fin de vos jours.
Jules RenardSource vérifiée Poil de carotte, « Le Jour de l’an » (sœur Ernestine) Je ne dis pas que Chevillard soit imbattable au coup de bouton, mais il me séduit. Il a des retraits de corps d’une grâce imprévue. Tout son jeu est une composition de haut style. Sa phrase d’armes est presque littéraire.
Jules RenardSource vérifiée Journal, 5 août 1893 La vie d’un honnête homme est quelque chose de très plat. Que lui reste-t-il, puisqu’il s’est retranché le désir de plaire ? Il aime sa femme, si l’on peut aimer une femme à qui l’on n’a pas à faire la cour.
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 La vie intellectuelle est à la réalité ce que la géométrie est à l’architecture. Il est d’une stupide folie de vouloir appliquer à sa vie sa méthode de penser, comme il serait anti-scientifique de croire qu’il existe des lignes droites.
Jules RenardSource vérifiée Journal 1887-1910 (1887) Au réveil d’un doux rêve, on voudrait se rendormir pour le continuer ; mais vainement on s’efforce d’en ressaisir les vagues traces, comme les plis de la robe d’une femme aimée disparaissant derrière une portière qu’on ne pourrait soulever.
Jules RenardSource vérifiée Journal, 1887-1910 La joie n’a pas de nuances : ce n’est qu’une dilatation du cœur. L’auteur d’un chef-d’œuvre applaudi et une petite femme qui fait de l’équilibre sur du fil de fer, dans un cirque, jouissent pareillement de leur gloire.
Jules RenardSource vérifiée Journal : 1887-1910 La vie n’était pas si gaie ! La religion a fait de la mort quelque chose de terrible et d’absurde.
Jules RenardSource à vérifierJournal, 6 mars 1905 Appelons poésie une création par l’image et le rêve.
Jules RenardLa mauvaise foi disparaît dès qu’on a l’avantage.
Jules RenardSource à vérifierJournal, 1896 Il y a des moments où j’ai envie de mourir,
Jules Renard
Alors, la mort, ça m’est égal.J’ai l’esprit anticlérical et un cœur de moine.
Jules RenardSource à vérifierJournal, 24 janvier 1905 Une fois que ma décision est prise, j’hésite lentement.
Jules RenardCheval : le seul animal dans lequel on puisse planter des clous.
Jules RenardBigote : elle couche avec Dieu le dimanche et le trompe toute la semaine.
Jules RenardL’amusant, au théâtre, c’est de sortir aux entractes, de saluer, de serrer des mains, d’entendre des opinions et de s’en faire une moyenne, avec toutes les extrêmes, sans effort, sur la pièce.
Jules RenardLa femme se rattrape singulièrement, dans la littérature, de la situation, dit-elle, inférieure, qu’elle tient de la société.
Jules RenardUne femme laide qui devient amoureuse est une pompe à incendie qui prend feu.
Jules Renard
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Biographie de Jules Renard
Jules Renard est un écrivain français né en 1864 à Châlons-du-Maine et mort en 1910 à Paris. Il est surtout connu pour ses livres *Poil de Carotte*, *L’Écornifleur* et son *Journal*. Son style est marqué par l’humour, la sincérité et une certaine tristesse. Il a aussi écrit pour le théâtre. Il devient membre de l’Académie Goncourt en 1907.
Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Jules Renard de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.
