- Le divorce est un moyen légal pour une femme de rester honnête sans passer sa vie avec le même homme.
- La femme se rattrape singulièrement, dans la littérature, de la situation, dit-elle, inférieure, qu’elle tient de la société.
- Une femme laide qui devient amoureuse est une pompe à incendie qui prend feu.
- La joie n’a pas de nuances : ce n’est qu’une dilatation du coeur. L’auteur d’un chef-d’oeuvre applaudi et une petite femme qui fait de l’équilibre sur du fil de fer, dans un cirque, jouissent pareillement de leur gloire.
- Une femme intelligente doit nous laisser nos rêves.
- L’homme propose, et la femme dispose.
- Une fois mariée, la femme se fane. Elle n’a plus ni jolité, ni coquetterie. Elle ne se soigne plus. Elle s’habille pour vivre dans l’arrière-boutique.
- Féminisme. Oui, je crois qu’il est convenable, avant que de faire un enfant à une femme, de lui demander si elle le veut.
- Charité hypocrite qui donne six sous pour avoir vingt francs de gratitude.
- La guerre n’est peut-être que la revanche des bêtes que nous avons tuées.
- Le meilleur interviewer est celui qui dit que j’ai un oeil d’aigle et une crinière de lion.
- Quand on lit le récit d’une vie "exemplaire" comme celle de Balzac, on arrive toujours au récit de la mort. A quoi bon ?
- Moi et toi, cochon, nous ne serons estimés qu’après notre mort.
- A la mort d’un ancien, on est comme sur une écluse : on change de niveau.
- Quelle disproportion entre la valeur réelle d’une actrice et sa gloire, entre sa besogne et le bruit qu’elle fait, et comme il est juste qu’il ne reste rien d’elle après sa mort !
- Si, à votre gré, je n’ai pas encore assez de talent, supposez que je sois mort, et tout à coup votre estime et mon talent seront au pair.
- On vieillit peut-être plus vite quand on est mort.
- Nous sommes ici-bas pour rire. Nous ne le pourrons plus au purgatoire ou en enfer. Et, au paradis, ce ne serait pas convenable.
- Le paradis n’est pas sur la terre, mais il y a des morceaux. Il y a sur la terre un paradis brisé ?
- A vingt-six ans, on a tellement appétit du neuf et peur de se répéter qu’on ne se sert jamais de ses notes.
- Si vous avez peur d’être seul, n’essayez pas d’avoir raison.
- La peur est une brume de sensations.
- Le train, l’automobile du pauvre. Il ne lui manque que de pouvoir aller partout.
- Leur goût du travail, c’est de ne pas pouvoir « rester à rien faire ».
- Rien n’est éternel, pas même la reconnaissance.
- En France, le deuil des convictions se porte en rouge et à la boutonnière.
- Il faut tout dire : le travail donne une satisfaction un peu béate. Il y a dans la paresse un état d’inquiétude qui n’est pas vulgaire, et auquel l’esprit doit peut-être ses plus fines trouvailles.
- Le silence était si absolu que je me croyais sourd.
- Le matin, chaque grande herbe porte une toile d’araignée comme une petite voile. Le soleil paraît, et tout sombre.
- Les nuages au couchant font faire arrosoir au soleil.
- Suicide. On ne voit rien du tombeau, des horreurs de la mort, mais on a le désir infini de se mêler à la tristesse attirante des choses.
- Il faut bien pardonner leurs caprices aux actrices de talent, car les pauvres femmes sans talent ont les mêmes.
- C’est un travail curieux que de démêler chez un jeune les influences des arrivés. Que de mal on se donne avant de prendre son originalité chez soi, tout simplement !
- La peur de l’ennui est la seule excuse du travail.
- Au travail, le plus difficile, c’est d’allumer la petite lampe du cerveau et après, ça brûle tout seul.
- Peu importe de faire des fautes de français quand on ne sait pas la langue; mais, quand on la sait, pourquoi s’entêter ? Les fautes voulues n’ont pas de valeur.
- La vie mène à tout, à condition d’en sortir.
- Le théâtre n’est qu’un jeu qui se donne des airs de vie.
- Bucoliques. Le feu de bois. Toute cette fête, toute cette vie ! Puis cette agonie, puis cette mort, cette déboulée des bûches.
- La nostalgie que nous avons des pays que nous ne connaissons pas n’est peut-être que le souvenir de régions parcourues en des voyages antérieurs à cette vie.