Le silence était si absolu que je me croyais sourd.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Le silence était si absolu que je me croyais sourd.
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Journal, 1887-1910
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Le silence est un aveu.
Le silence oblitère tout.
Le silence est d’or, et dort, alors je me tais.
Le langage réalise, en brisant le silence, ce que le silence voulait et n’obtenait pas.
Lorsque Théodore parlait, le silence se taisait et quelque chose en moi, quelque chose que je n’avais jamais soupçonné, se mettait à battre, à vivre.
La plus grande révélation est le silence.
Le silence était si épais qu’on eût pu le découper en cubes.
Je suis plein du silence assourdissant d’aimer.
Le silence est l’aboutissement suprême du langage et de la conscience.
Le silence est un refus d’appartenir.

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