Moi et toi, cochon, nous ne serons estimés qu’après notre mort.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Moi et toi, cochon, nous ne serons estimés qu’après notre mort.
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Journal, 1887-1910
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Je ne mourrai pas seul. Vous m’accompagnerez, mes ombres. Avec moi vous vous dissiperez, dans la grande nuit sans aurore. Avec nous dans la tombe à jamais enfermés Les êtres disparus que nous aurons aimés, puissent-ils nous aimer encore !
Marie-toi, et tu seras heureux une semaine ; tue un cochon, et tu seras heureux un mois ; fais-toi curé, et tu seras heureux toute ta vie.
C’est pour cela que je suis venu, que je suis mort, et que j’ai pu renaître afin de mourir pour de bon. Le sacrifice, je suis prêt. Le sacrifice ce n’est pas la mort donnée, c’est la mort vaincue.
Du temps qui fuit sachons jouir ; Bonheur d’aimer passe richesse : Jusqu’à notre dernier soupir Rendons caresse pour caresse.
La mort, dit-on, nous acquitte de toutes nos obligations.
C’est les morts qui se taisent encore le mieux Willy. Toi tu vis, dieu merci, alors tu parles !…
Le Christ est mort pour nos péchés. Nous devons donc en commettre un de temps en temps. Sinon, il serait mort pour rien.
Dieu se meurt, dieu est mort. Vive l’humanité ! Quel soulagement : notre ennemi le plus cruel est vaincu.
Pourquoi teindre l’autel du sang de tes victimes ? L’animal innocent doit-il pour toi mourir ? Sa mort n’efface pas tes crimes : Celui qui fait le mal doit lui-même périr.
Je guette ton souffle, ma main t’effleure. Nous aimerions chacun ne pas avoir à survivre à la mort de l’autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.

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