Féminisme. Oui, je crois qu’il est convenable, avant que de faire un enfant à une femme, de lui demander si elle veut.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Féminisme. Oui, je crois qu’il est convenable, avant que de faire un enfant à une femme, de lui demander si elle veut.
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Journal 1887-1910 (1887)
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On ne doit jamais donner d’ordre à une femme que lorsqu’on est bien sûr d’avance d’être obéi.
On a beau faire : jusqu’à un certain âge, – et je ne sais pas lequel, – on n’éprouve aucun plaisir à causer avec une femme qui ne pourrait pas être une maîtresse.
O mon Dieu, comme il est difficile d’être le père d’une jeune fille.
C’est le parent qui investit le plus son bébé qui devient le principal objet d’attachement – sans distinction de sexe – et ce rapport préférentiel n’en exclut pas d’autres.
Faut-il dire que les enfants délivrent la femme de l’homme ? La vérité est qu’elle passe d’un joug à un autre joug.
La femme pouvant être mère, on en a déduit qu’elle devait l’être… Et ne trouver son bonheur que dans la maternité.
Songez qu’une fille, qui a le maintien d’une femme, est indécente, et que par conséquent la femme, qui sait garder le maintien décent d’une fille, se respecte.
Toutes les mères, par principe, ne souhaitent rien tant pour leurs fils que le mariage, mais désapprouvent la femme qu’ils choisissent.
Ce que femme veut, dieu le veut.
Je ne dis pas qu’il faille empêcher les mères d’aimer leurs petits. Je dis simplement qu’il vaut mieux que les mères aient encore quelqu’un d’autre à aimer.

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