- Quand on s’engage dans le contrôle, on s’achemine vers la répression.
- Quelques uns les tordans à force, et les tirans, comme l’on dit, par les cheveux, en expositions allegoriques...
- Malheur à nous, si nous n’avons pas la force d’être tout à fait libres, une demi-liberté nous ramène nécessairement au despotisme.
- Cède à la force ouverte, et supporte l’empire D’un grand que tu dois ménager : S’il a le pouvoir de te nuire. Peut-être dans la suite il saura t’obliger.
- Le terme de l’habileté est de gouverner sans la force.
- La conscience vient au jour avec la révolte.
- Plus on est nombreux, moins on peut se gouverner soi-même. Plus le corps électoral est vaste, moins chaque vote individuel a de valeur.
- Donner la liberté au monde par la force est une étrange entreprise pleine de chances mauvaises.
- Liberté efflanquée vaut mieux que gras esclavage.
- Le prince seul a droit de battre monnaie attendu que lui seul a droit d’exiger que son témoignage fasse autorité parmi tout un peuple.
- Je doute que toute la philosophie du monde parvienne à supprimer l’esclavage : on en changera tout au plus le nom.
- Le souverain ne doit jamais raisonner au grand jour et le peuple ne doit pas voir son visage de nuit.
- Nous sommes tous quelque part esclaves. Personne ne detient le pouvoir absolu. On est sage de s’en souvenir. On est fou de l’oublier. On se rend malheureux à le croire et on rend les autres malheureux.
- Et il est faux de prétendre que le pouvoir corrompt. Il n’avilit que ceux qui en font mauvais usage et sont prêts à ramper pour le conserver.
- Dion avancea ses propres biens à faire la guerre pour recouvrer et rendre la liberté à ses citoyens.
- Aussi longtemps que je serais chancelier, nous ne mènerons pas de politique coloniale. Nous avons une flotte qui ne peut pas naviguer et nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir un point vulnérable dans quelque partie éloignée du monde, qui échoira dans l’escarcelle des Français dès que la guerre commencera.
- Cette guerre ne ressemble pas à celles du passé : quiconque occupe un territoire lui impose aussi son système social. Tout le monde impose son propre système aussi loin que son armée peut avancer. Il ne saurait en être autrement.
- Quand je serai mort, il faudra qu’on dise de moi : celui-là n’a jamais appartenu à aucune école, à aucune église, à aucune institution, à aucune académie, surtout à aucun régime, si ce n’est le régime de la liberté.
- La gloire de dictateurs est vaine. En effet, leurs monuments sont plus durables de leur vivant qu’après leur mort.
- La peine de mort, glorieusement abolie par la République en 1848, odieusement rétablie par Louis Bonaparte, reste abolie pour nous, abolie à jamais.
- Seuls les tout petits chefs jouissent de leur pouvoir - au-dessus, on ne connaît que la peur de se faire poignardes dans le dos, la rage des trahisons et le poison des fausses promesses.
- La mégalomanie est la maladie professionnelle des vainqueurs qui dominent le monde, à moins qu’ils ne soient contrôlés par la peur.
- Lorsque les pouvoirs législatif et exécutif sont unis dans la même personne ou dans le même corps de magistrats, il ne peut y avoir de liberté; parce que des appréhensions peuvent survenir, de peur que le même monarque ou sénat n’édicte des lois tyranniques, pour les exécuter de manière tyrannique.
- Il est presque impossible de traiter du pouvoir sans traiter du savoir. Les formes diverses que peut prendre le gouvernement des hommes découlent en grande partie de l’idée qu’ils se font de l’univers.
- Journée fulgurante, en effet, écroulement de la monarchie militaire qui, à la grande stupeur des rois, a entraîné tous les royaumes, chute de la force, déroute de la guerre.
- Le peuple est un souverain sans mémoire. Le pardon lui est aussi naturel que l’ingratitude.
- Le Parti recherche le pouvoir pour le pouvoir, exclusivement pour le pouvoir. Le bien des autres ne l’intéresse pas. Il ne recherche ni la richesse, ni le luxe, ni une longue vie, ni le bonheur. Il ne recherche que le pouvoir. Le pur pouvoir.
- Dans un pouvoir despotique la main lie le pied, dans la démocratie c’est le pied qui lie la main.
- Puisse une société basée uniquement sur le pouvoir de l’argent frémir en apercevant l’impuissance de la justice sur les combinaisons d’un système qui déifie le succès en en graciant tous les moyens !
- Dans un gouvernement démocratique dont les ministres changent rapidement, le pouvoir réel appartient aux administrations. Chaque ministre croit gouverner, il est en réalité gouverner par elles.
- Quoi, rome ne veut pas quand vous avez voulu ? Que faites-vous, seigneur, du pouvoir absolu... Ah ! Si j’en puis juger sur ce qu’on voit paraître, vous en êtes l’esclave encor plus que le maître.
- Les peuples démocratiques haïssent souvent les dépositaires du pouvoir central; mais ils aiment toujours ce pouvoir lui-même.
- A quoi ça sert, le pouvoir, si c’est pour ne pas en abuser ?
- Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l’exercent, et la peur des matraques pour ceux que le pouvoir opprime.
- Le pouvoir ne règne qu’à la condition de diviser; il n’a de ressource que dans l’heureuse alternative de la ruse ou de la force.
- Il paraît que le parti communiste a «peur de l’Histoire». Il se trompe. C’est plutôt l’Histoire qui a peur du parti, avec tous les sévices qu’il lui fait subir.
- Le racisme est la pire plaie de l’humanité. Il triomphe quand on laisse le fascisme prendre le pouvoir.
- La domination, voire la menace de domination, est une forme de déshumanisation. C’est la forme la plus sordide du pouvoir.
- On n’ose exercer des droits légitimes contre les puissants pendant qu’on use d’un pouvoir illégitime pour écraser les faibles.
- La liberté, c’est de pouvoir choisir celui dont on sera l’esclave.
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