Je doute que toute la philosophie du monde parvienne à supprimer l’esclavage : on en changera tout au plus le nom.
Poète, 1903-1987 Image : Winoksbergen Bernhard De Grendel, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Je doute que toute la philosophie du monde parvienne à supprimer l’esclavage : on en changera tout au plus le nom.
Poète, 1903-1987 Image : Winoksbergen Bernhard De Grendel, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
Source secondaire
Mémoires d'Hadrien (1951), chapitre Tellus stabilita, p. 375
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Fuyez le pays où un homme seul détient tout le pouvoir : C’est une nation d’esclaves.
Une grande situation est un grand esclavage.
Liberté efflanquée vaut mieux que gras esclavage.
C’est tout de même extraordinaire que la conscience de l’Europe, qui a aboli il y a soixante-dix ans le trafic d’esclaves pour des motifs humanitaires, tolère aujourd’hui l’état du Congo. C’est un peu comme si la pendule de l’ordre moral avait été retardée de plusieurs heures.
Un monde sans science, c’est l’esclavage, c’est l’homme tournant la meule, assujetti à la matière, assimilé à la bête de somme.
Aimer, c’est subjectivement l’abolition du monde au profit de quelqu’un.
Dans les faits l’idée de Dieu aide à tenir le peuple en esclavage.
La retraite, c’était tout simplement l’arrêt tant attendu d’un esclavage relatif et moderne. C’est tout. Pas l’arrêt du plaisir. Pas celui de la vie.
Je pense qu’il faut revenir aux fondamentaux de l’humanisme, aussi bête que cela puisse paraître. Je crois que si on en revenait à cette vision du monde, les choses pourraient avancer beaucoup plus.
D’un seul coup, j’apaiserais pour un siècle la famine spirituelle, imaginative et morale de notre époque.

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