C’est tout de même extraordinaire que la conscience de l’Europe, qui a aboli il y a soixante-dix ans le trafic d’esclaves pour des motifs humanitaires, tolère aujourd’hui l’état du Congo. C’est un peu comme si la pendule de l’ordre moral avait été retardée de plusieurs heures.
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Citations similaires à "C’est tout de même extraordinaire que..." :
- Nelson Mandela était déjà entré dans l’Histoire de son vivant. Mort, il prend place dans la conscience universelle.
- L’effondrement de la bonne conscience et l’absence de responsabilité et de contrôle public ont conduit à des crimes contre l’humanité et à des violations du droit international.
- Il ne convient pas non plus de mépriser les oeuvres du passé, mais nous devons veiller à ce que notre conscience les assimile pleinement... Aimons davantage les anciens, mais copions-les moins !
- Pour l’homme né sans conscience, l’homme torturé par sa conscience doit sembler ridicule. Pour le voleur, l’honnêteté n’est qu’une faiblesse. N’oubliez pas que le monstre n’est qu’une variante et que, aux yeux du monstre, le normal est monstrueux.
- Nous pouvons affirmer, sans crainte d’être démentis par l’histoire, que l’assistance des pays africains qui se sont précipités à notre secours de manière fraternelle a été un élément décisif sinon déterminant dans notre victoire contre les intérêts étrangers.
- L’Europe ne fait pas partie des grandes puissances. Et l’Afrique encore moins bien sûr. Mais l’Afrique a ce qui manque à l’Europe : l’espace, les ressources humaines et les ressources naturelles tandis que l’Europe a l’innovation technologique qui manque à l’Afrique. Ensemble, nous pouvons devenir une puissance qui peut compter dans l’avenir.
- De nombreux abolitionnistes souhaitaient libérer les esclaves mais ne voulaient pas voir des Noirs vivre dans leur voisinage. Beaucoup de gens aujourd’hui acceptent volontiers d’avoir une nounou noire ou un chauffeur noir. Mais soyez assurés qu’ils n’ont pas envie d’avoir un boss noir.
- Je doute que toute la philosophie du monde parvienne à supprimer l’esclavage : on en changera tout au plus le nom.
- Il devient donc indispensable que les Africains se penchent sur leur propre histoire et leur civilisation et étudient celles-ci pour mieux se connaître : arriver ainsi, par la véritable connaissance de leur passé, à rendre périmées, grotesques et désormais inoffensives ces armes culturelles.
- La retraite, c’était tout simplement l’arrêt tant attendu d’un esclavage relatif et moderne. C’est tout. Pas l’arrêt du plaisir. Pas celui de la vie.
- La rancune montait en leur âme. Ah ! Ce n’était pas l’amour, seule raison valable d’un esclavage passager, mais l’aventure avec tous ses obstacles de chair et l’odieuse hostilité de la matière.
- Il n’y a pas d’injustice ! L’injustice, c’est de croire que les choses pouvaient se passer autrement (...) C’est toi qui décides le sens que tu donnes au voyage. Alors si tu préfères croire qu’on t’a refilé de mauvaises cartes, libre à toi.
- L’esclave qui aime sa vie d’esclave a-t-il une vie d’esclave ?
- La Belgique a abandonné sa colonie dans un état lamentable. « Vous ne nous avez pas donné l’indépendance, vous nous l’avez crachée au visage », allait reprocher aux Belges, des années plus tard, un politicien zaïrois.
- L’esclavage humain a atteint son point culminant à notre époque sous forme de travail librement salarié.