Liberté efflanquée vaut mieux que gras esclavage.
Source : Gnomologia (1732)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Liberté efflanquée vaut mieux que gras esclavage.
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La liberté, c’est de pouvoir choisir celui dont on sera l’esclave.
La liberté, ce n’est pas faire ce qu’on veut quand on veut en obéissant à ses pulsions, ce qui mène au n’importe quoi et surtout à l’esclavage. La liberté, s’est s’autoriser à mettre en œuvre nos aspirations profondes sans être entravé par les souffrances induites par notre personnalité.
L’homme né pour la liberté, sentant qu’on cherche à l’asservir, aime souvent mieux se faire corsaire que de devenir esclave.
La nécessité, telle est la raison que l’on invoque pour toute atteinte à la liberté humaine. C’est l’argument des tyrans ; c’est le credo des esclaves.
En donnant la liberté aux esclaves nous assurons celle des hommes libres. Ce que nous offrons est aussi honorable pour nous que ce que nous préservons.
La liberté est un rêve d’esclaves.
Il y a telles positions malheureuses où l’on ne peut conserver sa liberté qu’aux dépens de celle d’autrui, et où le Citoyen ne peut être parfaitement libre que l’esclave ne soit extrêmement esclave.
Une terre de liberté offrait un asile à ceux qui fuyaient la liberté : rien ne prouve mieux le haut prix des institutions généreuses que cet exil volontaire des partisans du pouvoir absolu dans une pure démocratie.
Le droit de le faire esclave ne vient donc pas du droit de le tuer : C’est donc un échange inique de lui faire acheter au prix de sa liberté sa vie sur laquelle on n’a aucun droit.
Sans liberté, l’humain commun s’astreint au travail sous la contrainte ; libre, il choisit le même esclavage contre de l’argent.

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