Aussi longtemps que je serais chancelier, nous ne mènerons pas de politique coloniale. Nous avons une flotte qui ne peut pas naviguer et nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir un point vulnérable dans quelque partie éloignée du monde, qui échoira dans l’escarcelle des Français dès que la guerre commencera.
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- L’après-guerre étant incertaine, le gouvernement est incertain.
- Les militaires pourraient parfaitement vivre sans la guerre. Les manoeuvres leur suffiraient. Seuls les diplomates en on besoin.
- J’avais dit que politiki mangni (La politique n’est pas bonne), j’avais dit que multipartisme n’est pas tribalisme; j’avais dit : Armée française, allez-vous-en ! Et déclaré : attention guerre civile ! Aujourd’hui, je vous dis : ôtez-vous du chemin de ces gens.
- Une guerre longue et cruelle, inutile à l’Autriche, funeste à la France, profitable aux seuls Anglais, et glorieuse au seul roi de Prusse, qui, après l’avoir soutenue pendant sept ans contre la moitié de l’Europe, l’a terminée sans perdre un village.
- Difficile d’aller à Gennevilliers s’adresser à des smicards quand on habite un quartier privilégié comme le mien; la vie politique exige un blindage qui me fait défaut.
- Le bolchevisme est de frapper à nos portes, nous ne pouvons pas se permettre de laisser entrer... Nous devons garder l’Amérique entière et en toute sécurité et intacte. Nous devons garder le travailleur loin de la littérature rouge et ruses rouges, il faut voir que son esprit reste en bonne santé.
- Le colonialisme est mort. Nous ne renions pas notre passé ni les fières réalisations d’autrefois. Mais une nation doit être assez forte pour prendre un nouveau départ. Nous serons assez fort.
- Je le répète : c’est à l’école que se joue l’avenir de notre pays. Il faudra beaucoup de pédagogie pour vaincre les réticences et les conservatismes. Cela étant, comme partout ailleurs dans la société française, il suffirait de peu de chose pour faire naître la confiance et repartir de l’avant.
- Tenez, à parler franchement, j’aime mieux passer un an ou deux à vivre ainsi dans les hauts, sans rencontrer ni gouvernement, ni douanier, ni garde champêtre, ni procureur du roi, que de croupir cent ans dans votre marécage.
- Il m’a fallu du temps avant que je réalise pleinement que les États-Unis ont peu besoin de diplomatie; le pouvoir suffit. Seuls les faibles comptent sur la diplomatie. L’Empire romain n’avait pas besoin de diplomatie. Les États-Unis non plus.
- Le bateau coule et ils sont en train de se battre pour savoir qui va être le capitaine dans quelques mois ! Ça devrait être possible d’arrêter de s’engueuler et de faire un gouvernement d’union nationale, il n’y a pas 36 solutions... Mais avant que le monde d’avant change, ils vont s’accrocher.
- Nous ne pouvons pas être à la fois le premier champion mondial de la paix et le premier fournisseur mondial d’armes de guerre.
- Je ne pense pas que les Français veulent un Président glacé et qui devient glaçant. Il faut mettre de la vie au plus haut niveau du pouvoir.
- Devant les convulsions de la machine politique qui cherche à s’organiser, nous n’avons aucun moyen constitutionnel pour arrêter leurs malversations.
- De Gaulle écarté ou réduit à l’impuissance, il ne nous resterait aucun recours : rien à attendre de la gauche, il va sans dire. Ce serait à Paris la junte militaire.