Tenez, à parler franchement, j’aime mieux passer un an ou deux à vivre ainsi dans les hauts, sans rencontrer ni gouvernement, ni douanier, ni garde champêtre, ni procureur du roi, que de croupir cent ans dans votre marécage.
Image : Tenez, à parler franchement, j’aime mieux...

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- Le bateau coule et ils sont en train de se battre pour savoir qui va être le capitaine dans quelques mois ! Ça devrait être possible d’arrêter de s’engueuler et de faire un gouvernement d’union nationale, il n’y a pas 36 solutions... Mais avant que le monde d’avant change, ils vont s’accrocher.
- Le gouvernement avait il assez bien gouverné pour nous faire préférer ses ordres à notre vie ?
- Le gouvernement est stationnaire, l’espèce humaine est progressive. Il faut que la puissance du gouvernement contrarie le moins qu’il est possible la marche de l’espèce humaine.
- Après la guerre, deux choix s’offraient à moi : finir ma vie comme député, ou la finir comme alcoolique. Je remercie Dieu d’avoir si bien guidé mon choix : je ne suis plus député !
- Même si je vis jusqu’à cent ans, je n’aurai pas assez de temps pour faire tout ce que j’ai envie de faire.
- Comme j’aimerais qu’il existe une île peuplée uniquement d’hommes sages et de bonne volonté ! On m’y verrait devenir - moi aussi ! - un fervent patriote.
- Je n’ai pas peur des représailles. Je n’ai pas de gosses, pas de femme, pas de voiture, pas de crédit. Ça fait sûrement un peu pompeux, mais je préfère mourir debout que vivre à genoux.
- Aussi longtemps que je serais chancelier, nous ne mènerons pas de politique coloniale. Nous avons une flotte qui ne peut pas naviguer et nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir un point vulnérable dans quelque partie éloignée du monde, qui échoira dans l’escarcelle des Français dès que la guerre commencera.
- La quarantaine ou l’âge du renoncement ? Et si, une fois atteint l’autre côté du miroir, c’était un âge plus heureux à vivre que celui des possibles, au moins, parce que l’espace des choix s’est réduit et qu’il ne reste donc qu’à profiter de la vie ?
- Être ou ne pas être acteur, pâtissier, musicien, vétérinaire, espion, telle sera ta question. Et puis, une vie, c’est long. Tu auras même l’occasion d’avoir mille vies !
- Il en coûte trop cher pour briller dans le monde, - Combien je vais aimer ma retraite profonde ! - Pour vivre heureux vivons caché.
- Je serais assez aise d’avoir le droit de vie et de mort, pour ne pas en user...
- Le poste où l’on s’est soi-même placé, dans la pensée qu’il était le meilleur, ou qu’il nous était assigné par un chef, il faut y demeurer et en courir les risques sans tenir compte de la mort ni de rien d’autre sinon du déshonneur.
- A moins d’un changement de cap, la civilisation mondiale sera devenue d’ici à quelques années une dystopie de surveillance postmoderne, à laquelle seuls les plus habiles auront une chance de se soustraire.
- J’habite une blessure sacrée, j’habite des ancêtres imaginaires, j’habite un vouloir obscur, j’habite un long silence, j’habite un voyage de mille ans, j’habite une guerre de trois cent ans, j’habite un culte désaffecté.