Je serais assez aise d’avoir le droit de vie et de mort, pour ne pas en user…
Écrivain, 1823-1892Je serais assez aise d’avoir le droit de vie et de mort, pour ne pas en user…
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Source vérifiée
Souvenirs d’enfance (E. Renan) (1883), chapitre 6
… L’habitude de l’Orient de ne marcher dans les rues que précédé d’un kavas me convenait assez; car la modestie est relevée par l’appareil de la force. Il est bien d’avoir sous ses ordres un homme armé d’une courbache, qu’on empêche de s’en servir.Je serais assez aise d’avoir le droit de vie et de mort, pour ne pas en user, et j’aimerais fort à posséder des esclaves, pour être extrêmement doux avec eux et m’en faire adorer.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Si j’ai l’occasion, j’aimerais mieux mourir de mon vivant !
Tout pesé, si j’avais à recommencer ma vie, avec le droit d’y faire des ratures, je n’y changerais rien.
Je mourrai bien aussi quoiqu’on ne m’abandonne pas ; car la mort n’est pas une peine de la pauvreté, mais une loi de la nature.
Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort !
Je vous le demande en votre âme et conscience : sans la peine de mort, est-ce la peine de vivre ?
J’aurais aimé mon état, je l’aurais honoré peut-être, et après avoir passé une vie obscure et simple, mais égale et douce, je serais mort paisiblement dans le sein des miens.
Ne pas vouloir mourir est la voie la plus sûre vers la mort éternelle, tandis que pouvoir mourir, dépouiller les voiles, abandonner éternellement le moi au changement mène à l’immortalité.
Je me garderai, si je puis, que ma mort dise chose que ma vie n’ait premièrement dite.
En te sauvant la vie, j’ai compris que toutes les vies avaient la même valeur. Personne n’a le droit de prendre librement la vie d’un autre !
Je préfère mourir debout que vivre à genoux.

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