Après la guerre, deux choix s’offraient à moi : finir ma vie comme député, ou la finir comme alcoolique. Je remercie Dieu d’avoir si bien guidé mon choix : je ne suis plus député !
Image : Après la guerre, deux choix s’offraient...

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- Certains changent de convictions pour l’amour de leur parti, moi, je change de parti pour l’amour de mes convictions.
- Armez-vous et soyez des preux. Soyez tout prêts pour le conflit, car mieux vaut périr au combat que d’avoir sous les yeux le déshonneur de notre nation et de notre autel. Que tout se passe selon la volonté de Dieu qui est au ciel !
- La politique est plus dangereuse que la guerre... A la guerre, vous ne pouvez être tué qu’une seule fois. En politique, plusieurs fois.
- Si Dieu était élu démocratiquement par tous les fidèles, si ses revenus étaient soumis à l’impôt et s’il était tenu de prendre sa retraite à soixante cinq ans... Je deviendrais peut-être croyant.
- Si j’étais Dieu le Père, et si j’avais deux fils, - Je ferais l’aîné Dieu, le second roi de France.
- Faut-il tuer Dieu mais se soumettre aux législateurs, ou bien vivre libre dans les bois en continuant à craindre les esprits ? L’autonomie pratique et matérielle ne semble pas une conquête moins noble que l’autonomie spirituelle et intellectuelle.
- Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l’air du crime. Et j’ai joué de bons tours à la folie.
- Tenez, à parler franchement, j’aime mieux passer un an ou deux à vivre ainsi dans les hauts, sans rencontrer ni gouvernement, ni douanier, ni garde champêtre, ni procureur du roi, que de croupir cent ans dans votre marécage.
- J’ai décidé de retirer de la guerre tout le bonheur qu’elle peut me donner : la preuve de la santé, de la jeunesse et l’inestimable satisfaction d’emmerder Hitler.
- J’étais élu, marqué mais sans talent : tout viendrait de ma longue patience et de mes malheurs.
- Je ne suis pas une figure politique. Le fait est que je suis une figure humanitaire et que je le serai toujours.
- J’ai souffert de me sacrifier politiquement pour sauver mon pays de la ruine et de la disgrâce et si je ne suis jamais élu, j’aurai la satisfaction de savoir que j’ai fait mon devoir.
- J’a fait onze jours de prison pour avoir "troublé la paix", alors que j’essayais de troubler la guerre.
- ans. La fin n’est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler ce qui a servi de socle à mon engagement politique : le programme élaboré il y a soixante-six ans par le Conseil National de la Résistance !
- Faites ce que vous voulez, a décidé le dieu, mais faites taire ce vacarme de guerre qui m’empêche de rêver.