Le colonialisme est mort. Nous ne renions pas notre passé ni les fières réalisations d’autrefois. Mais une nation doit être assez forte pour prendre un nouveau départ. Nous serons assez fort.
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- Je ne crois pas qu’il y aura de sursaut. Une civilisation, elle a sa logique de développement. Elle grandit puis elle meurt. Vous n’arrêtez pas la mort d’une civilisation.
- Le passé n’est jamais mort. Ce n’est même pas passé. Nous travaillons tous dans des toiles tissées bien avant notre naissance, des toiles d’hérédité et d’environnement, de désir et de conséquence, d’histoire et d’éternité.
- Lorsqu’on condamne un rebelle à mort, c’est tout un clan qu’il faut savoir faire disparaître pour avoir la paix dans le pays.
- La gloire de dictateurs est vaine. En effet, leurs monuments sont plus durables de leur vivant qu’après leur mort.
- Puissants de la Terre, nous voici. Nous sommes une nouvelle fois au rendez-vous de notre histoire, avec constance et cohérence, avec confiance et patience et jusqu’à la victoire ! Nous sommes la révolution citoyenne toujours recommencée.
- Ce qui constitue une nation, ce n’est pas de parler la même langue, ou d’appartenir à un groupe ethnographique commun, c’est d’avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l’avenir.
- Plus que jamais, notre pays doit retrouver l’envie et le plaisir d’être ensemble. Liberté, égalité, fraternité, démocratie, citoyenneté, ne sont pas une langue morte.
- Pour ne pas avouer l’amoindrissement de territoire et de puissance que nous devons à Bonaparte, la génération actuelle se console en se figurant que ce qu’il nous a retranché en force, il nous l’a rendu en illustration.
- Au nom du progrès, de la justice, de la liberté, de la nation, ou de la religion, on ne cesse de nous embarquer dans des aventures qui se terminent en naufrages.
- Après l’écroulement de notre civilisation, de deux choses l’une : ou elle périra tout entière comme les civilisations antiques, ou elle s’adaptera à un monde décentralisé. Il dépend de nous, non pas de briser la centralisation, mais de préparer l’avenir.
- Le colonialisme n’est pas une machine à penser, n’est pas un corps doué de raison. Il est la violence à l’état de nature et ne peut s’incliner que devant une plus grande violence.
- Une nation s’éteint quand elle ne réagit plus aux fanfares; la décadence est la mort de la trompette.
- Il faut que soient préservés des pans entiers du monde à l’écart du mouvement précipité de l’histoire. Que les gens vivent en marge, au bon sens du terme. On peut être très heureux au bord du chemin. A condition de n’y être pas seul, de faire bloc.
- Nous devons réparer nos âmes. Nos âmes sont brisées dans cette nation. Nous avons perdu notre chemin. Et cela commence par l’inspiration. Cela commence par le leadership.
- Devenir un manque à gagner devrait constituer l’objectif des révolutionnaires. Un repas de poisson grillé et de myrtilles cueillies dans la forêt est plus anti-étatique qu’une manifestation hérissée de drapeaux noirs.