Le terme de l’habileté est de gouverner sans la force.
Écrivain, 1715-1747 Image : Charles-Amédée Colin, CC0, Wikimedia Commons Le terme de l’habileté est de gouverner sans la force.
Écrivain, 1715-1747 Image : Charles-Amédée Colin, CC0, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Réflexions et Maximes (1857), n° 96
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Le pouvoir, c’est l’impuissance.
La suprême habileté consiste à vaincre sans combattre.
Ma définition du succès est la suivante : le pouvoir qui permet d’acquérir ce que l’on attend de la vie sans violer les droits des autres.
Savoir sans vouloir ne crée pas de pouvoir.
Il y a des gens qui se croient le talent de gouverner par la seule raison qu’ils gouvernent.
Si un homme sait se gouverner lui-même, quelle difficulté aura-t-il à gouverner l’État ? Mais celui qui ne sait pas se gouverner lui-même, comment pourra-t-il gouverner les autres ?
La force de ceux qui gouvernent n’est réellement que la faiblesse de ceux qui se laissent gouverner.
Il convient en toutes choses de se mesurer à sa propre force, et de ne point se lier ni s’associer à de plus puissants que soi.
Le seul moyen de régner longtemps est de gouverner avec modération.
Le pouvoir, s’il est amour de la domination, je le juge ambition stupide. Mais s’il est acte de créateur et exercice de la création […] alors le pouvoir je le célèbre.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.