Si un homme sait se gouverner lui-même, quelle difficulté aura-t-il à gouverner l’État ? Mais celui qui ne sait pas se gouverner lui-même, comment pourra-t-il gouverner les autres ?
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Entretiens du maitre avec ses disciples
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Il est quelquefois plus difficile de gouverner un seul homme qu’un grand peuple.
Il y a des gens qui se croient le talent de gouverner par la seule raison qu’ils gouvernent.
La force de ceux qui gouvernent n’est réellement que la faiblesse de ceux qui se laissent gouverner.
Le terme de l’habileté est de gouverner sans la force.
Il n’y a point de grand conquérant qui ne soit grand politique. Un conquérant est un homme dont la tête se sert, avec une habileté heureuse, du bras d’autrui.
Comment peut-il être légitime qu’un homme règne sans partage sur d’autres hommes ?
Le seul moyen de régner longtemps est de gouverner avec modération.
Une république ne peut réussir tant qu’elle n’est pas constitué d’un groupe d’hommes imprégnés des principes de justice et d’honneur.
Un homme sage ni ne se laisse gouverner, ni ne cherche à gouverner les autres : il veut que la raison gouverne seule et toujours.
La société ce n’est pas l’État. L’État n’est que le gérant d’une société anonyme qu’il a pris l’engagement de servir mais qu’il ne se charge, en réalité, que d’exploiter.

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