Il convient en toutes choses de se mesurer à sa propre force, et de ne point se lier ni s’associer à de plus puissants que soi.

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Il convient en toutes choses de se mesurer à sa propre force, et de ne point se lier ni s’associer à de plus puissants que soi.

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On n’acquiert tout pouvoir sur les autres qu’en renonçant à tout pouvoir sur soi-même.
Quand on est vraiment dans le besoin, on ne mesure que sa propre force d’âme et la vaillance de son corps, on voit se dessiner les limites de ses capacités, de son endurance physique et de sa vigueur morale.
Le pouvoir sur les autres, c’est de la faiblesse déguisée en force. Le véritable pouvoir est à l’intérieur et il est déjà vôtre.
Qui triomphe de lui-même possède la force.
C’était des conquérants, et, pour cela, on n’a besoin que de la force brute – il n’y a pas de quoi se vanter quand on l’a, puisque votre force n’est qu’un accident produit par la faiblesse d’autrui.
On se fourvoie complètement si l’on croit que l’autorité est plus forte et plus solide quand elle se fonde sur la force, que lorsqu’elle s’appuie sur l’affection.
Il faut toujours concevoir comment, dans toutes les dynamiques, on est dominants quelque part, et comment on doit se remettre en question soi-même. Refuser de voir cela, c’est s’accrocher à un pouvoir morbide.
Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir.
Le pouvoir correspond à l’aptitude à agir de façon concertée.
Comme tout ce qui existe est beau par la seule force qu’il a d’exister !

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