- Oeil humide, bras morts, tout respirait en elle Les langueurs de l’amour, et la rendait plus belle.
- Dieu voulut qu’un grand bien fit toujours de grands maux.
- Tant que mon faible coeur, encore plein de jeunesse A ses illusions n’aura pas dit adieu...
- Aimer, boire et chasser, voilà la vie humaine.
- L’amour qui se tait n’est que rêverie. Le silence est la mort, et l’amour est la vie.
- Qu’as-tu fait de ta vie et de ta liberté ? Crois-tu donc qu’on oublie autant qu’on le souhaite ? Crois-tu qu’en te cherchant tu te retrouveras ?
- Trop de pudeur est sans doute un défaut; mais le mariage lève bien des scrupules.
- Pour aller jusqu’aux cieux il vous fallait des ailes, vous aviez le désir, la foi vous a manqué.
- Quand on est coquette, il faut être sage. L’oiseau de passage Qui vole à plein coeur Ne dort pas en l’air comme une hirondelle, et peut, d’un coup d’aile, briser une fleur.
- Le temps ! Et ta beauté, et ton amour, et le bonheur, où seront-ils allés ? Est-ce donc sans regret que tu me perds ainsi ?
- C’est la musique, moi, qui m’a fait croire en Dieu.
- Louer un sot, c’est pure charité.
- L’art est constamment au-dessous de la nature, surtout lorsqu’il cherche à l’embellir !
- Je ne fais pas grand cas, pour moi, de la critique. Toute mouche qu’elle est, c’est rare qu’elle pique. On m’a dit l’an passé que j’imitais Byron : Vous qui me connaissez, vous savez bien que non.
- O toi, dont les soins prévoyants, dans les sentiers de cette vie Dirigent mes pas nonchalants, ma mère, à toi je me confie. Des écueils d’un monde trompeur Ecarte ma faible nacelle. Je veux devoir tout mon bonheur A la tendresse maternelle.
- L’amitié, camarade, est semblable à la coupe Qui passe, au coin du feu, de la main à la main. L’un y boit son bonheur, et l’autre sa misère.
- Arrive-t-il quelque bonheur ? Vite, à sa mère on le raconte; C’est dans son sein consolateur Qu’on cache ses pleurs ou sa honte. A-t-on quelques faibles succès, on ne triomphe que pour elle Et que pour répondre aux bienfaits De la tendresse maternelle.
- L’incertitude est de tous les tourments le plus difficile à supporter, et dans plusieurs circonstances de ma vie je me suis exposé à de grands malheurs, faute de pouvoir attendre patiemment.
- Si vous croyez que je vais dire - Qui j’ose aimer, - Je ne saurais, pour un empire, - Vous la nommer.
- Joie ou douleur, tout demande sans cesse à sortir de ton coeur.
- Oui, te voilà, c’est toi, ma blonde, c’est toi, ma maîtresse et ma soeur ! Et je sens, dans la nuit profonde, de ta robe d’or qui m’inonde Les rayons glisser dans mon coeur.
- Tel lorsque, abandonné d’une infidèle amante, pour la première fois j’ai connu la douleur, transpercé tout à coup d’une flèche sanglante, seul, je me suis assis dans la nuit de mon coeur.
- Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu. Eveillons au hasard les échos de ta vie, parlons-nous de bonheur, de gloire et de folie.
- La bouche garde le silence Pour écouter parler le coeur.
- Ton âme est immortelle, et tes pleurs vont tarir. Tu te sens le coeur pris d’un caprice de femme. Et tu dis qu’il se brise à force de souffrir.
- A cet instant où mon coeur est brisé par un abandon si cruel et une trahison si basse.
- Son secret chéri lui semblait un trésor caché dans son coeur, elle ne pouvait se résoudre à l’en arracher; elle se jurait de l’y conserver toujours, de le protéger contre tous, dût-il y rester enseveli.
- Et la satiété, qui succède au désir, amène un tel dégoût quand le coeur se soulève, que je ne sais, au fond, si c’est peine ou plaisir.
- L’esprit du doute, suspendu sur ma tête, venait de me verser dans les veines une goutte de poison; la vapeur m’en montait au cerveau, et je chancelais à demi dans un commencement d’ivresse malfaisante.
- Hélas ! Je n’oserais vous aimer, même en rêve ! C’est de si bas vers vous que mon regard se lève ! C’est de si haut sur moi que s’inclinent vos yeux !
- Est-il défendu d’aimer à avoir des rivaux ?
- L’amour est tout, - l’amour, et la vie au soleil. Aimer est le grand point, qu’importe la maîtresse ? Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ? Faites-vous de ce monde un songe sans réveil.
- J’ai dit à mon coeur, à mon faible coeur : N’est-ce point assez d’aimer sa maîtresse ? Et ne vois-tu pas que changer sans cesse, c’est perdre en désirs le bonheur.
- Aimer, c’est une grande affaire; il faut avoir du courage pour aimer. Ce mot d’aimer, et la certitude que personne au monde ne se doutait de sa passion, la faisaient espérer malgré elle, quoi ? Elle l’ignorait, et, par cela même, espérait plus facilement.
- Coeur gonflé d’amertume et qui t’es cru fermé. Aime, et tu renaîtras; fais-toi fleur, pour éclore; Après avoir souffert, il faut souffrir encore; Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé.
- Vous qui croyez qu’une amour délaissée De la pensée s’enfuit ainsi, hélas ! Hélas ! Chercheurs de renommée, votre fumée s’envole aussi.
- C’est toi qui as laissé descendre sur ma tête le ciel de ton amour.
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