La bouche garde le silence Pour écouter parler le cœur.
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons La bouche garde le silence Pour écouter parler le cœur.
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Poésies nouvelles (1850), La Nuit de mai
S’il ne te faut, ma sœur chérie, Qu’un baiser d’une lèvre amie Et qu’une larme de mes yeux, Je te les donnerai sans peine; De nos amours qu’il te souvienne, Si tu remontes dans les cieux. Je ne chante ni l’espérance, Ni la gloire, ni le bonheur, Hélas! pas même la souffrance.La bouche garde le silence Pour écouter parler le cœur.la muse.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Un soupir, un regard, une simple rougeur,
Un silence est assez pour expliquer un cœur.
Ecoutez ce silence, quel grand fracas il porte en lui ; et rien ne sert de se couvrir les oreilles.
Le silence n’est que l’ombre que le langage porte. Comme la conscience n’est que la chambre d’écho du langage dans le résonateur du crâne.
L’écriture c’est le cœur qui éclate en silence.
Le silence du cœur t’est nécessaire afin d’entendre Dieu partout – dans la porte qui se ferme, la personne qui te réclame, les oiseaux qui chantent, et les plantes, et les animaux.
Le silence est comme une nudité de l’âme, qui s’est libérée de la parure des mots.
Laissez votre cœur vous guider… Il murmure donc écoutez attentivement.
La parole est la menue monnaie du silence.
Ce que la bouche s’accoutume à dire, le cœur s’accoutume à le croire.
Ne parlez pas à moins de pouvoir améliorer le silence.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.