C’est toi qui as laissé descendre sur ma tête le ciel de ton amour.
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons C’est toi qui as laissé descendre sur ma tête le ciel de ton amour.
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Correspondance de George Sand et d'Alfred de Musset
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Laisse-moi, mon Stell, laisse-moi, sur ton amoureuse bouche, cueillir le monde et les cieux dans un baiser !
Pour moi, mon amour, tu m’as tout donné, l’envie de vivre de toute la vie, tu as guéri une blessure pourtant bien profonde, tu as touché le fond de mon désespoir avec tout de délicatesse et tu m’as redonné confiance en moi !
Récemment je suis retombé amoureux de toi une nouvelle fois et je porte de nouveau en moi un vide dévorant que ne comble que ton corps serré contre le mien.
Sur ton corps, je graverai des mots d’amour, pour que jamais tu ne puisses m’oublier.
Vous m’aimiez… quel droit aviez-vous alors de m’abandonner ? (…) Et vous, de votre plein gré, vous l’avez fait. Ce n’est pas moi qui ai brisé votre cœur… c’est vous, et, en le brisant, vous avez brisé le mien.
T’aimer sur les bords du lac. Ton cœur sur mon corps qui respire. Pourvu que les hommes nous regardent. Amoureux de l’ombre et du pire.
Viens, mon adorable moitié, je t’attends, oui je te veux, tu es à moi, tu me le dis, ne dois-je pas le croire ? Viens donc dans les bras de celle qui t’adore, celle qui t’aime, et qui ne vit que pour toi.
Toi mon amour dans la tourmente Toi mon pôle où tourne le temps Je hisse mon âme écumante Dans l’ombre folle où je t’attends.
Ma vertu c’est de t’aimer, mon corps, mon sang, mon cœur, ma vie, mon âme sont employés à t’aimer.
Hélas ! Je n’oserais vous aimer, même en rêve ! C’est de si bas vers vous que mon regard se lève ! C’est de si haut sur moi que s’inclinent vos yeux !

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