- On commence par vouloir la justice et on finit par organiser une police.
- Il y a seulement de la malchance à n’être pas aimé : il y a du malheur à ne point aimer.
- La science explique ce qui fonctionne et non ce qui est.
- Il n’y a pas de soleil sans ombre, et il faut connaître la nuit.
- Il peut y avoir de la honte à être heureux tout seul.
- Les quatre conditions du bonheur : la vie en plein air, l’amour d’un autre être, l’absence d’ambition, la création.
- Il n’y a pas de limites pour aimer, et que m’importe de mal étreindre si je peux tout embrasser.
- On aime l’humanité pour ne pas avoir à aimer les êtres.
- Une société basée sur l’argent ne peut prétendre à la grandeur ou à la justice.
- Si le monde était clair, l’art n’existerait pas.
- Le bonheur ? - Sentir la main d’un homme avant de mourir.
- Trouvez votre bonheur en vous-même.
- Il faut du temps pour être heureux. Beaucoup de temps. Le bonheur aussi est une longue patience.
- Il n’y a pas d’ordre sans justice et l’ordre idéal des peuples réside dans le bonheur.
- Le charme : une manière de s’entendre répondre "oui" sans avoir posé aucune question claire.
- Ma vie n’est rien : ce qui compte, ce sont les raisons de ma vie, je ne suis pas un chien.
- Un journal, c’est la conscience d’une nation.
- Je préfère vivre ma vie comme s’il y avait un Dieu et mourir pour découvrir qu’il n’y en avait pas, que vivre comme s’il n’y en avait pas et mourir pour découvrir qu’il y en avait un.
- L’agonie serait légère si elle n’était soutenue par l’espoir éternel. Pour que le dieu soit un homme, il faut qu’il désespère.
- Mon désir de femme me tourmentait... Je pensais tellement à une femme, à toutes les femmes que je connaissais, à toutes les circonstances dans lesquelles je les avais appréciées, que ma cellule serait remplie de leurs visages et encombré de mes désirs.
- Tout ce que je sais de la moralité, je l’ai appris du football.
- Par définition, un gouvernement n’a pas de conscience. Parfois, il a une politique, mais rien de plus.
- La vérité jaillira de l’apparente injustice.
- J’ai compris qu’il ne suffisait pas de dénoncer l’injustice, il fallait donner sa vie pour la combattre.
- L’esprit moderne est en plein désarroi. La connaissance s’est étendue au point où ni le monde ni notre intelligence ne peuvent prendre pied. C’est un fait que nous souffrons de nihilisme.
- Que serait la justice sans la chance du bonheur ?
- Le malheur est comme le mariage. Nous croyons que nous l’avons choisi, mais ensuite il nous choisit. C’est comme ça, on ne peut rien y faire.
- La révolution, pour être créative, ne peut se passer ni d’une règle morale, ni d’une règle métaphysique pour contrebalancer la folie de l’histoire.
- Il vient toujours une heure dans l’histoire où celui qui ose dire que deux et deux font quatre est puni de mort.
- Dans l’univers du révolté, la mort exalte l’injustice. Elle est le suprême abus.
- Le grand courage, c’est encore de tenir les yeux ouverts sur la lumière comme sur la mort.
- On ne vit pas plus ou moins longtemps heureux. On l’est. Un point, c’est tout. Et la mort n’empêche rien - c’est un accident du bonheur en ce cas.
- Il n’était même pas sûr d’être en vie puisqu’il vivait comme un mort.
- Ni dans le coeur des individus ni dans les moeurs de la société, il n’y aura de paix durable tant que la mort ne sera pas mise hors la loi.
- La passion la plus forte du vingtième siècle : la servitude.
- La certitude d’un dieu qui donnerait son sens à la vie surpasse de beaucoup en attrait le pouvoir impuni de mal faire.
- Rien n’est plus méprisable que le respect basé sur la peur.
- C’est au plus fort de la calamité que l’on s’endurcit à la vérité, c’est-à-dire au silence.
- Certaines personnes parlent dans leur sommeil. Les conférenciers parlent pendant que les autres dorment.
- Changer les choses de place c’est le travail des hommes. Il faut choisir de faire cela ou rien.