J’ai compris qu’il ne suffisait pas de dénoncer l’injustice, il fallait donner sa vie pour la combattre.
Philosophe, 1913-1960 Image : Photograph by United Press International, Domaine public, Wikimedia Commons J’ai compris qu’il ne suffisait pas de dénoncer l’injustice, il fallait donner sa vie pour la combattre.
Philosophe, 1913-1960 Image : Photograph by United Press International, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Les Justes (1949)
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Le spectacle de l’injustice m’accable, mais c’est probablement parce qu’il éveille en moi la conscience de la part d’injustice dont je suis capable.
Plutôt qu’ébranler la justice par la force qui fait haïr, mieux vaut se refuser une victoire décriée. On goûte un triomphe d’une heure, mais bientôt il se fane et fait la honte d’un foyer.
Refuser, c’est se révolter contre l’injustice du sort, lui montrer qu’on est plus fort que lui.
La guerre des tranchées lui avait appris que la vie reste un combat cruel et n’a d’autre but que la conservation de l’espèce.
Ce n’est pas la violence qui vient le mieux à bout de la haine, ni la vengeance qui guérit le plus sûrement l’injustice.
La justice peut marcher toute seule ; l’injustice a besoin de béquilles, d’arguments.
Il n’est pas inutile d’apprendre comment ne jamais se résigner à l’injustice quand on est innocent.
La docilité est la source de tes souffrances tout comme la résignation à l’injustice sociale est celle de ton martyre.
Ne vous battez pas contre vous-même. Il y a déjà suffisamment de cruauté dans le monde.
Il ne faut pas de courage pour mourir. En revanche, il faut du cran pour vivre.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.