Ne vous battez pas contre vous-même. Il y a déjà suffisamment de cruauté dans le monde.
Source : Némésis, éd. Gallimard
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Ne vous battez pas contre vous-même. Il y a déjà suffisamment de cruauté dans le monde.
Source : Némésis, éd. Gallimard
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On se fait violence, on ne s’écoute point, on croit qu’à force de prendre sur soi, à la fin on accoutumera le corps à obéir…
Aux moments de crise, ce n’est pas contre un ennemi extérieur qu’on lutte, mais toujours contre son propre corps.
Si les facultés de la raison s’unissent à la force brutale et à la malveillance, le genre humain n’y pourra résister.
La tendresse, c’est seulement de la cruauté qui se repose.
Soyez révolté, méchant si vous le désirez, criez, pleurez, mais ne vous cachez pas au fond de votre détresse comme les fous se cachent dans leur folie.
Que l’on s’efforce d’être pleinement humain, et il n’y aura plus place pour le mal.
La société où vous vivez a pour but de vous détruire. Vous en avez autant à son service. L’arme qu’elle emploie est l’indifférence. Vous ne pouvez pas vous permettre d’adopter la même attitude. Passez à l’attaque !
Armez-vous et soyez des preux. Soyez tout prêts pour le conflit, car mieux vaut périr au combat que d’avoir sous les yeux le déshonneur de notre nation et de notre autel. Que tout se passe selon la volonté de Dieu qui est au ciel !
L’emploi de la force des armes fait du mal, jamais celui de la pitié.
Connaître son ennemi et se connaître soi-même, et l’on peut livrer cent batailles sans jamais être en péril.

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