Que serait la justice sans la chance du bonheur ?
Philosophe, 1913-1960 Image : Photograph by United Press International, Domaine public, Wikimedia Commons Que serait la justice sans la chance du bonheur ?
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Essais
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Il n’y a pas d’ordre sans justice et l’ordre idéal des peuples réside dans leur bonheur.
Une vie heureuse est impossible sans la sagesse, l’honnêteté et la justice, et celles-ci à leur tour sont inséparables d’une vie heureuse.
C’est en résistant au malheur qu’on a une chance de gagner le bonheur.
Le bonheur ne consiste ni dans la gloire, ni dans la puissance, ni dans la richesse, mais seulement dans la paix de la conscience et la soumission à Dieu.
La justice, elle n’existe pas. Il y a rêve de justice dans l’esprit de certains hommes, c’est tout.
La justice est la méchante sœur de l’espoir. Elle vous fait croire que nous sauvera, mais de quoi vous sauvera-t-elle puisqu’elle vient toujours après le malheur. Un verdict, ça ne répare rien. Ça ne console pas. Parfois tout de même ça purge le cœur.
Le dernier degré du bonheur est l’absence de tout mal.
La paix est impossible sans la justice.
Le bonheur est un mensonge dont la recherche cause toutes les calamités de la vie, mais il y a des paix sereines qui l’imitent, et qui sont supérieures peut-être.
La justice sociale se fonde sur l’espoir, sur l’exaltation d’un pays, non sur les pantoufles.

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