On commence par vouloir la justice et on finit par organiser une police.
Philosophe, 1913-1960 Image : Photograph by United Press International, Domaine public, Wikimedia Commons On commence par vouloir la justice et on finit par organiser une police.
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Source secondaire
Les Justes (1949), p. 107
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Il n’est de complice que lors du crime. Face aux policiers, c’est chacun pour sa liberté.
La justice est une idée d’avare.
La parité se trouve de plus en plus bafouée au fil des séries policières où, désormais, les femmes assurent l’ordre et rendent la justice tandis que les hommes héritent des rôles de petits malfrats.
Nous qui demandons justice nous devrons la rendre à autrui.
C’est le lot des innocents que d’être soupçonnés par la justice et celui des fripouilles que de courir en liberté.
Quand l’ordre est l’injustice, le désordre est déjà un commencement de justice.
Un tribunal est une usine qui trie la violence par degrés de gravité, qui transforme les suspects en criminels.
Plus la justice deviendra bonne, plus les procès deviendront nombreux.
À mesure que les peuples montent en civilisation, les gouvernements descendent en police.
La justice civile semble une évidence, la justice pénale une anomalie.

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