Le bonheur ?
Sentir la main d’un homme avant de mourir.
Philosophe, 1913-1960 Image : Photograph by United Press International, Domaine public, Wikimedia Commons Le bonheur ?
Sentir la main d’un homme avant de mourir.
Philosophe, 1913-1960 Image : Photograph by United Press International, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source secondaire
Les Justes (1949), p. 90
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Commencer l’homme par sa mort, c’est ma tendresse…
Messieurs, un peu de cran : celui qui n’est pas mort garde un espoir de vie !
Vivre et ne pas mourir, ça fait deux.
La mort : une griffe. Qui refuse de lâcher sa proie.
L’homme accepte la mort mais non l’heure de sa mort. Mourir n’importe quand, sauf quand il faut que l’on meure !
Un homme peut se résoudre à l’idée de perdre sa vie, mais pas à l’absence de ceux qu’il aime.
Conseil d’ami, avis du Ciel.
Il faut, avant de donner la vie, l’aimer et la faire aimer.
Tu trouveras, dans la joie ou la peine, Ma triste main pour soutenir la tienne, Mon triste cœur pour écouter le tien.
Il n’y a pas de bonheur parfait ! Dit l’homme quand sa belle-mère mourut et qu’on lui présenta la note des pompes funèbres.
À quoi serviraient les morts, sinon à aimer les vivants davantage ?

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