A quoi serviraient les morts, sinon à aimer les vivants davantage ?
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- La mort, comme un terrier, comme une chambre aux rideaux fermés, comme la solitude, est à la fois horrible et tentante : on sent qu’on pourrait y être bien.
- Aimer, la meilleure préparation à la mort.
- Mieux vaut aimer dans les enfers que d’être sans amour dans le paradis.
- Ne vivre que pour aimer, n’aimer que pour souffrir, ne souffrir que pour mourir, voilà le sort de l’être sensible.
- On a besoin, pour vivre, de peu de vie. Il en faut beaucoup pour aimer.
- Nous vivons dans un monde où l’enterrement est plus important que la mort, le mariage plus que l’amour et le corps plus que l’intellect.
- Les morts n’ont de vie que celle que leur prêtent les vivants.
- La tendresse inspirée par la mort fait aimer les vivants qui l’éprouvent.
- Les maux du corps donnent l’idée de la mort, les peines de l’âme celles de l’éternité.
- Aimez et souffrez, espérez et contemplez. Malheur, hélas ! à qui n’aura aimé que des corps, des formes, des apparences ! La mort lui ôtera tout. Tâchez d’aimer des âmes, vous les retrouverez.
- Vouloir faire l’amour, c’est un signe de vie : les morts n’ont pas ce genre d’envie-là.
- On ne peut pas aimer la mort si elle vous est imposée du dehors. Vous croyez pleurer de ne pas aimer. Vous pleurez de ne pas imposer la mort.
- Le sacrifice paraît une condition nécessaire à la vie.
- Les morts ne meurent que s’ils meurent dans nos cœurs. Ils vivent si nous les chérissons, si nous honorons leur mémoire, si nous posons sur leurs tombes les mets qui de leur vivant ont eu leurs préférences, si à intervalles réguliers nous nous recueillons pour communier dans leur souvenir. Quelques mots suffisent à les rameuter, pressant leurs corps invisibles contre les nôtres, impatients de se rendre utiles.
- C’est la vie et non point la mort qui sépare l’âme du corps.