- Inutile d’attendre des mots d’amour. Ma mère n’en a jamais prononcé. Cela ne m’attriste pas. Mon époque ménage les mots. Elle les respecte trop pour en abreuver les foules, les utiliser à tort et à travers.
- Mais l’enfance n’est ni nostalgie, ni terreur, ni paradis perdu, ni Toison d’Or, mais peut-être horizon, point de départ, coordonnées à partir desquelles les axes de ma vie pourront trouver leur sens.
- Il y a des êtres qui deviennent si proches de nous qu’on les dirait intégrés à nous-mêmes. En épousant leurs sentiments les plus intimes, en scrutant le mystère de leur âme, nous assimilons une part de leur être.
- Oh ! L’amour d’une mère ! Amour que nul n’oublie ! Pain merveilleux qu’un dieu partage et multiplie ! Table toujours servie au paternel foyer ! Chacun en a sa part et tous l’ont tout entier !
- L’éternel masculin et l’éternel féminin sont, pour une large part, l’oeuvre des contingences sociales, et rien n’est plus malaisé que de démêler, dans l’empreinte sexuelle, ce qui appartient en propre à l’animal masculin et à l’animal féminin.
- On ne naît pas en naissant. On naît quelques années plus tard, quand on prend conscience d’être.
- On s’aimera tant qu’on s’aimera; avec cette délicieuse sensation du provisoire qui s’installe dans la durée sans qu’on en ait conscience.
- On gagne l’amour par la conscience d’abord, et par la force de l’amour après.
- Une société qui trouve naturel d’étouffer autant d’énergies intellectuelles féminines avec les tâches domestiques et l’éducation des enfants, est sa propre ennemie et ne s’en aperçoit même pas.
- Imprudence, babil, et sotte vanité, et vaine curiosité, ont ensemble étroit parentage; Ce sont enfants tous d’un lignage.
- Le passage de l’attachement centré sur la mère à l’attachement centré sur le père, ainsi que leur synthèse ultérieure, constituent le fondement de la santé mentale et de la maturité.
- Je vois l’enfance comme une force extraordinaire dont on peut faire ce qu’on veut, où tout est possible, il ne s’agit pas d’un âge ni même d’une nostalgie, c’est une forme de lumière, ni noire ni blanche, une énergie.
- Ce n’est pas moi qui dérange ou qui fait scandale. C’est ce combat, [ Choisir ses maternités ] qui remet en cause et dérange les idées reçues, les tabous religieux et qui donne un éclairage très important sur ce qu’est la condition de la femme.
- J’aimais la mère, j’aimais la fille. On est marin, on part longtemps. J’aimais la mère en partant; en revenant j’aimais la fille.
- Lors d’une scène de ménage, 31% des femmes brandissent la menace de retourner chez leur mère. - - Mais... C’est pas du tout une menace, ça. C’est un soulagement !
- Combien il est bon qu’un fils reçoive de son père ce grâce à quoi il a atteint un âge avancé. Ce qui est désiré par Dieu est l’obéissance. La désobéissance est abhorrée par Dieu.
- Beaucoup de parents veulent accoutumer leurs enfants à tout. Cela ne vaut rien. Car la nature humaine en général et en particulier celle des divers individus ne se prêtent pas à tout, et beaucoup d’enfants en restent à l’apprentissage.
- Bébé : Créature difforme à l’âge, au sexe et à la condition indéterminés, hautement remarquable par la violence des sympathies et des antipathies qu’elle provoque chez les autres, sans exprimer elle-même de sentiment ni d’émotion.
- C’est comme ça que ça se passe entre adultes, tout simplement. C’est comme ça qu’on aime quand on porte déjà quelques cicatrices de guerre.
- En temps de paix, les fils ensevelissent leurs pères; en temps de guerre, les pères ensevelissent leurs fils.
- Il y a d’étranges pères, dont toute la vie ne semble occupée qu’à préparer à leurs enfants des raisons de se consoler de leur mort.
- La mort d’une mère est le premier chagrin qu’on pleure sans elle.
- La vertu, immuable, ne quitte pas l’homme avec la mort, elle retourne au nourrisson.
- La mort n’est qu’un déplacement d’individualités. L’hérédité fait circuler les mêmes âmes à travers la suite des générations d’une même race.
- Quand maman rigole On oublie qu’on a faim Que c’est l’heure de l’école Qu’on a peur des voisins.
- La chair, même la chair de la femme, proclame - Le cul, le vit, le torse et l’oeil du fier Puceau; - Et c’est pourquoi, d’après le conseil à Rousseau - Il faut parfois poète, un peu «quitter la dame».
- J’étais encore dans le salon voisin à attendre sa délivrance, lorsque ma belle-mère vint me dire : venez embrasser votre femme et la sauver du désespoir; votre enfant est mort en naissant.
- Certains visages prennent dans l’amour et dans la mort une beauté particulière.
- Toutes les présences à l’oeuvre sur terre sont féminines : la mère, la tempête, la passion, la désagrégation, la maladie, la mort. Mais en face d’elles se tient... Un vieillard qui les valait toutes : le temps !
- Non, mon père, dit-il, je me fais une autre idée de l’amour. Et je refuserai jusqu’à la mort d’aimer cette création où des enfants sont torturés.
- Tu sais maman, le contraire de l’amour, ce n’est pas la haine, c’est la peur.
- Ah, ces mères juives, toutes les mêmes ! Toujours à vouloir engraisser leur progéniture de peur qu’elle dépérisse.
- Le futur comme un mur où serait projeté les images démesurément agrandies d’un présent sans espoir, la voilà la grande peur des mères !
- Bébétude : torpeur du nourrisson après la tétée.
- Il faut une très grande maturité pour être capable d’être parent, car cela implique d’être conscient que ce n’est pas une situation de pouvoir, mais une situation de devoir, et qu’on n’a aucun droit à attendre en échange.
- Il faudrait pouvoir dormir comme un nouveau-né, sans images, sans souvenirs, sans rêves. Comme un nouveau-né, reprendre la vie au commencement.
- C’est un conseil de ma mère : « Tue ou laisse la vie. Mais ne blesse pas. Un homme blessé devient un animal dangereux. ».
- La révolte mène à tout, même à la mort du rêve et de l’utopie, sa mère nourricière.
- D’où vient le charme des enfants, sinon de moi (la folie), qui leur épargne la raison, et, du même coup, le souci ?
- On aime sa mère presque sans le savoir, et on ne s’aperçoit de toute la profondeur des racines de cet amour qu’au moment de la séparation dernière.
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