Le passage de l’attachement centré sur la mère à l’attachement centré sur le père, ainsi que leur synthèse ultérieure, constituent le fondement de la santé mentale et de la maturité.
Écrivain, 1900-1980Le passage de l’attachement centré sur la mère à l’attachement centré sur le père, ainsi que leur synthèse ultérieure, constituent le fondement de la santé mentale et de la maturité.
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L'art d'aimer
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La famille est le refuge, la perpétuation et la consécration de cette conscience crépusculaire de l’enfance.
L’amour d’un père — et d’une mère bien entendu — pour son enfant est voué dès le départ au renoncement, aux déceptions, cela veut dire que les parents doivent grandir avec leurs enfants, en même temps qu’eux.
C’est le parent qui investit le plus son bébé qui devient le principal objet d’attachement – sans distinction de sexe – et ce rapport préférentiel n’en exclut pas d’autres.
Ce qui construit l’estime de soi est d’abord l’amour inconditionnel des parents.
La sexualité de l’enfant, c’est le leurre à travers lequel la famille solide, affective, substantielle et cellulaire, s’est constituée, et à l’abri duquel on a soutiré l’enfant à la famille.
Physiologiquement parlant, les parents conçoivent l’enfant, mais c’est le fait de la naissance qui oblige le couple à vraiment devenir des parents.
Les parents, dans leurs déchirements, ce sont à la fois les entrailles et l’âme qui saignent.
Le soin apporté à l’enfant est un signal que les mères envoient au monde. L’enfant qui en est dépourvu, qui a la morve au nez, les cheveux mal coiffés, les habits sales ou négligés, porte sur lui les stigmates du manque d’amour.
Les petits enfants mûrissent les grands-parents, je veux dire : les rapprochent du gâtisme.
Père et mère, parents, motifs apparents d’une longue affection réciproque…

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