C’est un conseil de ma mère : « Tue ou laisse la vie. Mais ne blesse pas. Un homme blessé devient un animal dangereux. ».

C’est un conseil de ma mère : « Tue ou laisse la vie. Mais ne blesse pas. Un homme blessé devient un animal dangereux. ».

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La révolte
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La mort : une griffe. Qui refuse de lâcher sa proie.
Si mon enfant était atteint d’une atroce souffrance et qu’il n’existat aucun remède pour alléger sa douleur, je considérerais comme mon devoir de lui donner la mort.
C’est pénible pour vous, et c’est pénible pour eux. Quand il s’agit d’un meurtre, on ne peut pas respecter la douleur. Ni la vie privée. Ni les sentiments personnels. Il faut poser les questions. Et il y en a qui blessent profondément.
Sache souffrir. Mais ne dis rien qui puisse troubler la souffrance des autres.
Aimer, c’est donner à quelqu’un le droit – sinon le devoir – de nous faire souffrir.
Ce n’est pas tant la mort, mais sa crainte, qui sans cesse me tue, me sauve et me défend d’une femme cruelle et basse.
Il n’y a aucun fondement moral à faire naître un individu dans le simple but de s’en servir et de lui faire subir une vie atroce.
En avez-vous essayé ? Prenez donc un parti ! Ne soyez pas lâche envers vous ! Mais non, vous caressez votre douleur comme un petit enfant chéri que l’on allaite et qui vous mord la mamelle.
Rien n’est plus dangereux pour l’individu, rien ne détruit plus sûrement son moral que de s’occuper constamment de lui-même et de son état, de remâcher son insatisfaction, son abandon et sa faiblesse.
Quand la mère dit négro, ça ressemble à un joli mot d’amour. Quand c’est Picard qui le dit, j’ai envie de le tuer.

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