Sache souffrir. Mais ne dis rien qui puisse troubler la souffrance des autres.
1876-1947Sache souffrir. Mais ne dis rien qui puisse troubler la souffrance des autres.
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An English translation of Léon-Paul Fargue's Poëmes
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Quand on a souffert, ou qu’on craint de souffrir, on plaint ceux qui souffrent ; mais tandis qu’on souffre, on ne plaint que soi.
Quand une personne vous fait souffrir, c’est parce qu’elle souffre profondément à l’intérieur d’elle-même, et sa souffrance déborde. Elle n’a pas besoin de punition, elle a besoin d’aide. C’est le message qu’elle envoie.
On ne peut pas demander à la souffrance de justifier ses raisons. On s’exposerait à ne compatir à presque rien.
Nous ne souffrons qu’autant que nous jugeons qu’il souffre ; ce n’est pas dans nous, c’est dans lui que nous souffrons.
Si tu veux pleurer, pleure si tu veux espérer prie, mais de grâce, ne cherche pas de coupable là où tu ne trouves pas de sens à ta douleur.
La souffrance a ses limites, pas la peur.
Avoir l’expérience du malheur ne suffit pas, car on est toujours malhabile avec les autres. Leur souffrance n’est jamais comparable à la nôtre.
L’être humain peut accepter la souffrance, pas le fait qu’elle n’ait aucun sens.
Il vaut mieux endurer patiemment une vive douleur que vous êtes seule à éprouver, que de commettre une action inconsidérée dont les fâcheuses conséquences s’étendraient à tous les vôtres.
L’ami vrai, ce n’est pas celui qui sait se pencher avec pitié sur notre souffrance, c’est celui qui sait regarder sans envie notre bonheur.

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