C’est comme ça que ça se passe entre adultes, tout simplement. C’est comme ça qu’on aime quand on porte déjà quelques cicatrices de guerre.
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- Le coeur du soldat non seulement ne vieillit jamais, mais il rajeunit au contraire et se rouvre aux affections les plus douces du premier âge; en elles il vit et s’exalte, bien plus que dans les enivrements désordonnés et terribles de la guerre.
- La guerre c’est comme une actrice qui vieillit : de plus en plus dangereuse et de moins en moins photogénique.
- Aujourd’hui avec la montée préoccupante de l’extrême-droite et des racismes, j’ai le sentiment que nous sommes déjà en guerre.
- Aujourd’hui, dans le monde du spectacle, tout est préfabriqué. Même la guerre. Pas étonnant que la mort non plus ne nous touche pas.
- Quand on est jeune, on est mal dans sa peau, mais on n’a mal nulle part. Quand on est vieux, on est bien dans sa peau, mais on a mal partout.
- On devient rapidement vieux et de façon irrémédiable encore. On s’en aperçoit à la manière qu’on a prise d’aimer son malheur malgré soi.
- L’aiguillon de la douleur est plus poignant, quand nous sommes battus par nos propres armes.
- Tout le monde s’habitue. C’est dans la nature humaine. On s’habitue à voir l’inhabituel, on s’habitue à vivre des choses dérangeantes, on s’habitue à voir des gens souffrir, on s’habitue nous-mêmes à la souffrance. On s’habitue à être prisonniers de notre propre corps. On s’habitue, ça nous sauve.
- Je me demande si la guerre n’éclate pas dans le seul but de permettre à l’adulte de faire l’enfant, de régresser avec soulagement jusqu’à l’âge des panoplies et des soldats de plomb.
- En temps de guerre, la mort et le symbole triomphent des sentiments.
- Quand le trait qui nous frappe est encore aiguisé par l’ingratitude, la blessure est d’autant plus vive.
- On parle de la guerre. Nous nous rendons compte qu’on nous a encore une fois bourré le crâne.
- L’histoire des guerres entraîne la jeunesse à admirer la violence, l’histoire de la culture lui enseigne le respect de l’esprit, l’une lui fait ressentir la guerre, l’autre, la paix, comme la plus haute réalisation humaine.
- La poudre n’est plus qu’hier, et la guerre est aussi vieille que le genre humain, malheureusement.
- A la guerre, on veut des morts franches, héroïques et définitives, c’est pour cette raison que les blessés, on les supporte, mais qu’au fond, on ne les aime pas.