Aujourd’hui, avec la montée préoccupante de l’extrême droite et des racismes, j’ai le sentiment que nous sommes déjà en situation de guerre.
Homme politique, 1912-2007Aujourd’hui, avec la montée préoccupante de l’extrême droite et des racismes, j’ai le sentiment que nous sommes déjà en situation de guerre.
Homme politique, 1912-2007Partager sur
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Mémoire d'un croyant
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L’idée de patrie est liée à l’idée de guerre. Etant donné ce qu’est devenue la guerre dans le monde actuel, elle fait de la Patrie la force la plus immédiatement dangereuse qui circule au milieu de nous.
On parle de la guerre. Nous nous rendons compte qu’on nous a encore une fois bourré le crâne.
Si la défaite de la haine est le but de la guerre, alors nous, les hommes de couleur en service, nous avions à combattre sur au moins deux fronts.
L’idée généreuse de guerre contre le racisme se transforme petit à petit monstrueusement en une idéologie mensongère. L’antiracisme sera au XXIe siècle ce qu’a été le communisme au XXe.
Cherchant quelque occasion apparente de nous faire la guerre.
C’est la cause prochaine des guerres offensives. Tout peuple qui n’a par sa position que l’alternative entre le commerce ou la guerre, est faible en lui-même.
Notre haine ne connaît pas de limites, et la guerre sera à mort.
Nous sommes, chacun de nous, responsables de chaque guerre, à cause de l’agressivité de notre propre vie, à cause de notre nationalisme, de notre égoïsme, de nos dieux, de nos préjugés, de nos idéaux, qui nous divisent.
Nous sommes en guerre, en guerre sanitaire, certes : nous ne luttons ni contre une armée, ni contre une autre Nation. Mais l’ennemi est là, invisible, insaisissable, qui progresse. Et cela requiert notre mobilisation générale.
Une guerre, d’ailleurs, comme tout autre spectacle, se visionne mieux à distance.

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