Biographie courte et informations sur Simone de Beauvoir
Simone Lucie Ernestine Marie Bertrand de Beauvoir est née à Paris le 9 janvier 1908, dans une famille bourgeoise ayant perdu sa situation sociale après la Première Guerre mondiale. Après des études au lycée Fénelon puis à l’Université de Paris, elle s’est affirmée dans les années 1940 comme une figure de la philosophie existentialiste et du mouvement féministe en France. En 1949, elle a publié Le Deuxième Sexe, un ouvrage qui a bouleversé la vision de la condition des femmes. En 1954, Les Mandarins, un roman qui évoque les interrogations des intellectuels d’après-guerre, a reçu le prix Goncourt. Engagée dans le Mouvement de libération des femmes dans les années 1970, elle a beaucoup réfléchi à la liberté et à la place de l’individu. Jean-Paul Sartre, philosophe, a partagé sa vie et son parcours intellectuel. Simone de Beauvoir est décédée à Paris le 14 avril 1986.
- Je me disais que, tant qu’il y aurait des livres, le bonheur m’était garanti.
- Il m’était plus facile de penser un monde sans créateur qu’un créateur chargé de toutes les contradictions du monde.
- La vie est comme un pendule qui oscille de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui.
- Pour désirer laisser des traces dans le monde, il faut en être solidaire.
- Si le mariage diminue l’homme, presque toujours il annihile la femme.
- Je ne veux pas que la vie se mette à avoir d’autres volontés que les miennes.
- C’est par le travail que la femme a en partie franchi la distance qui la séparait du mâle; c’est le travail qui peut seul, lui garantir une liberté concrète.
- Bien loin que l’absence de Dieu autorise toute licence, c’est bien parce que l’homme est délaissé sur la terre que ses actes sont des engagements définitifs, absolus.
- Ce ne sont pas les individus qui sont responsables de l’échec du mariage : c’est l’institution elle-même qui est originellement pervertie.
- Quand on tient à quelqu’un, on doit faire un peu de crédit aux gens qu’il aime.
- Se vouloir libre, c’est aussi vouloir les autres libres.
- Il n’y a pas une grande distance entre la trahison de l’absence et l’infidélité.
- Il y a peu de crimes qui entraînent pire punition que cette faute généreuse; se remettre tout entière entre des mains autres.
- Dans les livres, les gens se font des déclarations d’amour, de haine, ils mettent leur coeur en phrases; dans la vie, jamais on ne prononce de paroles qui pèsent.
- C’est dans la connaissance des conditions authentiques de notre vie qu’il nous faut puiser la force de vivre et des raisons d’agir.
- Le couple heureux qui se reconnaît dans l’amour défie l’univers et le temps; il se suffit, il réalise l’absolu.
- J’aimerai le jour où un homme me subjuguera par son intelligence, sa culture et son autorité.
- L’homme ne peut s’éclairer par Dieu; c’est par l’homme qu’on essaiera d’éclairer Dieu.
- Sans échec, pas de morale.
- Impossible de faire la lumière sur sa vie sans éclairer, ici ou là, celle des autres.
- Change ta vie aujourd’hui. Ne parie pas sur le futur, agis maintenant, sur-le-champ.
- Qu’on l’imagine céleste ou terrestre, l’immortalité, quand on tient à la vie, ne console pas de la mort.
- Il reste que sa faiblesse physique ne permet pas à la femme de connaître les leçons de la violence.
- L’effort qu’on fait pour son bonheur personnel est toujours bénéfique à la société tout entière.
- Inutile de prétendre intégrer la mort à la vie et se conduire de manière rationnelle en face d’une chose qui ne l’est pas : que chacun se débrouille à sa guise dans la confusion de ses sentiments.
- Une femme qui n’a pas peur des hommes leur fait peur, me disait un jeune homme.
- Le secret du bonheur et le comble de l’art, c’est de vivre comme tout le monde, en n’étant comme personne.
- Comme vous marchez vite ! J’adore ça : on dirait qu’on va quelque part !
- Pas besoin de consulter des milliers de spécialistes pour savoir que dans vingt ans la majorité n’aura pas encore de salles de bains puisque dans la plupart des H. L. M. On n’aménage que des salles d’eau.
- C’était un lourd collier de cuivre, d’ambre et d’os, un bijou exotique sans valeur marchande qui ferait sourire de mépris des femmes endiamantées.
- Pour que la pensée se coule sans hésitation dans les signes, il faut qu’une discipline ait impérieusement établi un rapport univoque de ceux-ci aux idées...
- Un visage, nous disait-il, c’est un tout indivisible, un sens, une expression...
- Si l’oeuvre de Dieu est tout entière bonne, c’est qu’elle est tout entière utile au salut de l’homme; elle n’est donc pas en soi une fin, mais un moyen qui tire sa justification de l’usage que nous en faisons.
- Le privilège de l’enfance pour qui la beauté, le luxe, le bonheur sont des choses qui se mangent.
- On ne naît pas mâle, on le devient. La virilité n’est pas donnée non plus au départ.
- Mes devoirs d’intellectuel, le respect de la vérité, ce sont des fariboles.
- Tous les hommes sont mortels : mais pour chaque homme sa mort est un accident et, même s’il la connaît et y consent, une violence indue.
- L’amour maternel n’a rien de naturel.
- L’amour est assolant quand on n’aime plus. Tout ce temps perdu.
- Des photos montrent des hommes mutilés, des dos brûlés, des corps couverts de ces affreuses tumeurs cutanées qu’on appelle des chéloïdes.
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