Bien loin que l’absence de Dieu autorise toute licence, c’est au contraire parce que l’homme est délaissé sur la terre que ses actes sont des engagements définitifs, absolus.
Écrivaine, 1908-1986 Image : Moshe Milner, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons Bien loin que l’absence de Dieu autorise toute licence, c’est au contraire parce que l’homme est délaissé sur la terre que ses actes sont des engagements définitifs, absolus.
Écrivaine, 1908-1986 Image : Moshe Milner, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons Partager sur
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Pour une morale de l'ambiguïté. Suivi de Pyrrhus et Cinéas
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L’homme ne sera libre, clamait-il, que s’il se défait de ce que nous nommons « soumission » à Dieu.
Devant le trône du Tout-Puissant, l’homme ne sera pas jugé sur ses actes mais sur ses intentions. Car Dieu seul lit dans nos cœurs.
Ce qui est hasard à l’égard des hommes est dessein à l’égard de Dieu.
Dieu seul a le privilège de nous abandonner. Les hommes ne peuvent que nous lâcher.
Le destin de l’homme est d’épuiser l’idée de Dieu.
Dieu, après s’être entièrement donné dans le monde en devenir, n’a plus rien à offrir : c’est maintenant à l’homme de donner.
Tout ce qu’on ne peut séparer de l’idée de cette essence est Dieu : tout le reste est l’ouvrage des hommes.
L’homme propose et Dieu dispose.
Je crois que Dieu se montre toujours au moment précis où tout ce qui est humain est insuffisant, où l’homme confesse qu’il ne peut rien pour lui-même.
L’homme n’est pas Dieu. Faisons au moins en sorte, et l’on n’en a jamais fini, qu’il soit a peu près humain.

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