Dans les livres, les gens se font des déclarations d’amour, de haine, ils mettent leur coeur en phrases; dans la vie, jamais on ne prononce de paroles qui pèsent.
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- On ne peut jamais écrire ce que l’on ressent vraiment. Les mots ne peuvent s’élever dans les airs avec le coeur, ils ne font que tomber sur le papier.
- N’écrivez pas ce que vous pensez que les gens veulent lire. Trouvez votre voix et écrivez ce qu’il y a dans votre coeur.
- Les mots peuvent être mortels. Un mot peut tuer quelque chose en vous ou installer dans votre coeur une lèpre que rien ne pourra plus guérir.
- Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur enseigner aussi à aimer, car l’amour naît plus naturellement dans le coeur de l’homme que son contraire.
- L’amour ne peut s’apprendre dans les livres, car l’amour est un petit dieu malin qui volette, invisible, de-ci, de-la, vous assomme puis s’enfuit comme les premières hirondelles printanières.
- Dans toute vie, on ne peut pas séparer l’amour, la crainte, l’apprentissage, la violence, la tendresse, l’espérance, le roman doit pouvoir intégrer des lignes aussi contradictoires.
- L’amour n’est pas une relation sociale. Ca ne se dit pas, ce sont des choses qui ne se disent pas. L’amour n’est traduit qu’en silence ou en cri.
- Apprendre l’amour, c’est d’abord apprendre à parler d’amour et on ne l’apprend jamais aussi bien que chez les poètes, les romanciers, les philosophes.
- Parfois, on aimerait savoir, n’est-ce pas, la nature exacte des paroles : leur poids sur les âmes, leur action insidieuse sur les pensées, leur durée de vie, si elles sucrent ou rendent amers les coeurs.
- Les livres peuvent réchauffer le coeur avec des mots et des conseils amicaux, entrant dans une relation étroite avec nous, articulée et vivante.
- Les mots sont impuissants à décrire certaines émotions. Les plus vrais, les mieux choisis, trahissent le plus souvent la vie.
- Que ce monde sans amour était comme un monde mort et qu’il vient toujours une heure où on se lasse des prisons, du travail et du courage pour réclamer le visage d’un être et le coeur émerveillé de la tendresse.
- J’écris pour tenir tête au silence établi, pour rallumer des mots éteints par l’habitude et les garder vivants face à cette hébétude qui pétrifie le coeur et nous désunit.
- La haine d’un sot livre est un sentiment très inutile en soi; mais qui a son prix s’il ravive en nous l’amour et la soif de ceux qui sont bons.
- Sait-on ce que c’est qu’écrire ? Une ancienne et très vague mais jalouse pratique, dont gît le sens au mystère du coeur.