Parfois, on aimerait savoir, n’est-ce pas, la nature exacte des paroles : leur poids sur les âmes, leur action insidieuse sur les pensées, leur durée de vie, si elles sucrent ou rendent amers les coeurs.
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- Nous sous-estimons souvent le pouvoir d’un contact, d’un sourire, d’un mot gentil, d’une oreille attentive, d’un compliment sincère, ou d’une moindre attention; ils ont tous le pouvoir de changer une vie.
- Les mots sont impuissants à décrire certaines émotions. Les plus vrais, les mieux choisis, trahissent le plus souvent la vie.
- Avoir un goût libidineux pour l’abattement, pour l’abandon, pour l’énervante douceur, et une volonté impitoyable de réagir, mâchoires serrées, exclusive et tyrannique, est une promesse d’éternelle et féconde vie intérieure.
- Pour la première fois de ma vie, j’ai ressenti le sens du mot jamais. Eh bien, c’est terrible. On prononce ce mot cent fois par jour mais on ne sait pas ce qu’on dit avant d’avoir été confronté à un vrai «plus jamais».
- Le pouvoir des mots est la force de l’humanite...
- Phèdre : Tu veux dire le discours de celui qui sait, parole vivante et pensante dont on pourrait dire en toute justice que le discours écrit n’est qu’une simple image ? Socrate : Oui, absolument.
- Je connais le pouvoir des mots, moi qui en ai été privé si longtemps. Je sais l’impression qu’ils font sur les ignorants, les mal assurés, comment ils font battre en retraite, rougir, balbutier !
- Je ne savais pas que les mots peuvent sauver. Aujourd’hui je le sais : ils maintiennent le lien à soi. Ils permettent de ne pas s’égarer dans la nuit profonde de la folie.
- Les mots peuvent être mortels. Un mot peut tuer quelque chose en vous ou installer dans votre coeur une lèpre que rien ne pourra plus guérir.
- Dans les livres, les gens se font des déclarations d’amour, de haine, ils mettent leur coeur en phrases; dans la vie, jamais on ne prononce de paroles qui pèsent.
- Avant d’aimer avec le coeur et avec son corps, on aime d’abord avec des mots.
- La vie est un choix. Du matin au soir, tous les jours. A qui l’on parle, où l’on s’assoit, ce que l’on dit, comment on le dit. Notre vie est définie par nos choix. C’est aussi simple et aussi complexe que cela. Et aussi fort.
- Une maladie, un deuil, on en parle... Mais un chagrin d’amour scelle les mots au bord des lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir nous empêchant de les communiquer aux autres.
- La parole est un acte pour les écrivains. C’est un acte dont on parle. Et donc ça fait des choses, ça produit des effets, ça agit. Ce n’est pas un jeu, un ensemble de règles de toutes sortes.
- Ces sermons, tels que l’auteur les traçait sur le papier, n’étaient pour l’ordinaire que des matériaux dispersés, auxquels son âme entraînée, et, pour ainsi dire, oppressée par son sujet, se chargeait de donner la vie et l’ensemble.