J’écris pour tenir tête au silence établi, pour rallumer des mots éteints par l’habitude et les garder vivants face à cette hébétude qui pétrifie le coeur et nous désunit.
Image : J’écris pour tenir tête au silence...

Citations similaires à "J’écris pour tenir tête au silence..." :
- Je fais tous les efforts possibles pour être sec. Je veux imposer silence à mon coeur qui croit avoir beaucoup à dire. Je tremble toujours de n’avoir écrit qu’un soupir, quand je crois avoir noté une vérité.
- On ne peut jamais écrire ce que l’on ressent vraiment. Les mots ne peuvent s’élever dans les airs avec le coeur, ils ne font que tomber sur le papier.
- Dans les livres, les gens se font des déclarations d’amour, de haine, ils mettent leur coeur en phrases; dans la vie, jamais on ne prononce de paroles qui pèsent.
- N’écrivez pas ce que vous pensez que les gens veulent lire. Trouvez votre voix et écrivez ce qu’il y a dans votre coeur.
- Tout écrivain observateur du coeur humain, et qui a le courage - toujours puni - de reproduire sans omission prudente ce qu’il y voit, sert la vérité humaine.
- Sait-on ce que c’est qu’écrire ? Une ancienne et très vague mais jalouse pratique, dont gît le sens au mystère du coeur.
- Ma versification n’est point un assemblage de sentiments communs et d’expressions triviales que la rime seule soutienne; c’est une poésie mâle qui émeut le coeur et frappe l’esprit.
- Mes mots déséquilibrés sont le luxe de mon silence. J’écris par pirouettes acrobatiques et aériennes - j’écris à cause de mon profond vouloir parler. Quoique écrire ne me donne que la grande mesure du silence.
- Les jeunes auteurs d’aujourd’hui ont oublié les problèmes du coeur humain en conflit avec lui-même, qui eux seuls peuvent donner de beaux textes. Car il n’y a que cela qui mérite d’être écrit, qui mérite toute cette douleur et toute cette sueur.
- Les mots peuvent être mortels. Un mot peut tuer quelque chose en vous ou installer dans votre coeur une lèpre que rien ne pourra plus guérir.
- Ecrire, oh écrire, c’est s’emparer du monde, de ses préjugés, de ses vertus et le résumer dans un livre; c’est sentir sa pensée naître, grandir, se dresser debout sur son piédestal et y rester toujours.
- Je n’ai pas besoin de faire des phrases. J’écris pour tirer au clair certaines circonstances. Se méfier de la littérature. Il faut tout écrire au courant de la plume sans chercher les mots.
- C’est mon art le plus cher et ma plus chère méchanceté d’avoir appris à mon silence à ne pas se trahir par le silence.
- Ne prends point part aux bruits que sème le vulgaire De crainte de passer pour en être l’auteur. On ne risque rien à se taire, et souvent pour parler on cause son malheur.