Citations de Michel de Montaigne

Philosophe · moraliste · humaniste · écrivain érudit

58 citations, dont 46 vérifiées dans ses œuvres.

Ses thèmes : Mort, Sagesse, Vie, Vie et mort.

Œuvres citées : Essais (1595), Bibliothèque universelle des dames, Volume 3; Volume 12, Éloge de l'animal, Essais : extraits, Essais de Michel seigneur de Montaigne. Tome premier quatrieme.

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Naissance
28 février 1533
Décès
13 septembre 1592
Nationalité
Française

38 citations tirées de Essais (1595)

Les citations

  1. La mort est plus abjecte, plus languissante et pénible dans un lit qu’en un combat, les fièvres et les catarrhes autant douloureux et mortels qu’une arquebusade.
    Source vérifiée Essais (1595), livre III, chapitre 13
  2. Cicéron dit que philosopher ce n’est autre chose que s’apprêter à la mort.
    Source vérifiée Essais (1595), livre I, chapitre 20
  3. Nous troublons la vie par le soin de la mort et la mort par le soin de la vie ; l’une nous ennuie, l’autre nous effraye.
    Source vérifiée Essais (1595), livre III, chapitre 12
  4. Votre mort est une des pièces de l’ordre de l’univers ; c’est une pièce de la vie du monde.
    Source vérifiée Essais (1595), livre I, chapitre 20
  5. Quelle vérité que ces montagnes bornent, qui est mensonge au monde qui se tient au-delà ?
    Source vérifiée Essais (1595), livre II, chapitre 12
  6. C’est par mon expérience que j’accuse l’humaine ignorance, qui est, à mon avis, le plus sûr parti de l’école du monde.
    Source vérifiée Essais (1595), livre III, chapitre 13
  7. Il n’est passion contagieuse comme celle de la peur…
    Source vérifiée Essais (1595), livre I, chapitre 47
  8. Le sage vit tant qu’il doit, non pas tant qu’il peut.
    Source vérifiée Essais (1595), livre II, chapitre 3
  9. Je fais dire aux autres ce que je ne puis si bien dire tantôt par faiblesse de mon langage, tantôt par faiblesse de mon sens.
    Source vérifiée Essais
  10. À la familiarité de la table, j’associe le plaisant, non le prudent ; au lit, la beauté avant la bonté.
    Source vérifiée Essais (1595)
  11. Rien ne presse un Etat que l’innovation : le changement donne seul forme à l’injustice et à la tyrannie.
    Source vérifiée Essais (1595), livre III, chapitre 9
  12. La vieillesse nous attache plus de rides en l’esprit qu’au visage ; et ne se voit point d’âmes, ou fort rares, qui en vieillissant ne sentent l’aigre et le moisi.
    Source vérifiée Essais (1595), livre III, chapitre 2
  13. Qui n’a le cœur de souffrir ni la mort ni la vie, qui ne veut ni résister ni fuir, que lui ferait-on ?
    Source vérifiée Essais (1595), livre I, chapitre 40
  14. Je me garderai, si je puis, que ma mort dise chose que ma vie n’ait premièrement dite.
    Source vérifiée Essais (1595)
  15. Je n’aime, pour moi, que des livres ou plaisants et faciles, qui me chatouillent, ou ceux qui me consolent et conseillent à régler ma vie et ma mort.
    Source vérifiée Essais (1595)
  16. Nous ne devenons pas autres pour mourir. J’interprète toujours la mort par la vie.
    Source vérifiée Essais (1595), livre II, chapitre 11
  17. Aucun homme de cœur ne daigne s’avantager de ce qu’il a de commun avec plusieurs.
    Source vérifiée Essais (1595)
  18. Comme le corps est plus ferme à la charge en le raidissant, aussi est l’âme.
    Source vérifiée Essais (1595), livre I, chapitre 40
  19. La plus utile et honorable science et occupation à une femme, c’est la science du mesnage.
    Source vérifiée Essais (1595), livre III, chapitre 9
  20. Il faut avoir un peu de folie, qui ne veut avoir plus de sottise.
    Source vérifiée Essais (1595), livre III, chapitre 9
  21. C’est faiblesse de céder aux maux, mais c’est folie de les nourrir.
    Source vérifiée Essais (1595), livre II, chapitre 3
  22. Combien facilement nous passons du veiller au dormir ! Avec combien peu d’intérêt nous perdons la connaissance de la lumière et de nous !
    Source vérifiée Essais (1595)
  23. Et à la vérité ce que nous disons craindre principalement en la mort, c’est la douleur, son avant-coureuse coutumière.
    Source vérifiée Essais (1595), livre I, chapitre 14
  24. L’incertitude de mon jugement est si également balancée en la plupart des occurences que je compromettrais volontiers à la décision du sort et des dés.
    Source vérifiée Essais (1595), livre II, chapitre 17
  25. Endurcissez-le à la sueur et au froid, au vent, au soleil et aux hasards qu’il lui faut mépriser ; ôtez-lui toute mollesse et délicatesse au vêtir et au coucher, au manger et au boire.
    Source vérifiée Essais (1595)
  26. Qui craint de souffrir, il souffre déjà de ce qu’il craint.
    Source vérifiée Essais (1595), livre III, chapitre 13
  27. Je hais cet accidentel repentir que l’âge apporte.
    Source vérifiée Essais (1595), livre III, chapitre 2
  28. Mon métier et mon art, c’est vivre.
    Source vérifiée Essais (1595)
  29. L’amitié se nourrit de communication.
    Source vérifiée Essais (1595)
  30. Il n’est aucune si douce consolation en la perte de nos amis que celle que nous apporte la science de n’avoir rien oublié à leur dire, et d’avoir eu avec eux une parfaite et entière communication.
    Source vérifiée Essais (1595)
  31. Nos raisons et nos discours humains, c’est comme la matière lourde et stérile : la grâce de Dieu en est la forme ; c’est elle qui y donne la façon et le prix.
    Source vérifiée Essais (1595), livre II, chapitre 12
  32. Ce grand monde, que les uns multiplient encore comme espèces sous un genre, c’est le miroir où il nous faut regarder pour nous connaître de bon biais.
    Source vérifiée Essais (1595)
  33. La mort, dit-on, nous acquitte de toutes nos obligations.
    Source vérifiée Essais (1595)
  34. La mort est bien le bout, non pourtant le but de la vie.
    Source vérifiée Essais (1595), livre III, chapitre 12
  35. Il n’est passion qui ébranle tant la sincérité des jugements que la colère.
    Source vérifiée Essais (1595)
  36. La vraie liberté, c’est pouvoir toute chose sur soi.
    Source vérifiée Essais (1595), livre III, chapitre 12
  37. Si comme la verité, le mensonge n’avoit qu’un visage, nous serions en meilleurs termes. Car nous prendrions pour certain l’opposé de ce que diroit le menteur. Mais le revers de la verité a cent mille figures et un champ indefiny.
    Source vérifiée Essais, I, 9
  38. Et je trouve par expérience que c’est plutôt l’impatience de l’imagination de la mort qui nous rend impatients de la douleur, et que nous la sentons doublement griève de ce qu’elle nous menace de mourir.
    Source vérifiée Essais (1595), livre I, chapitre 40

Biographie de Michel de Montaigne

Michel de Montaigne naît en 1533 à Saint-Michel-de-Montaigne, en Guyenne. Éduqué dans un cadre humaniste, il occupe une charge de conseiller au Parlement de Bordeaux dès 1556. Il développe une profonde amitié avec La Boétie. Après la mort de son père en 1568, il se retire et commence l’écriture des Essais en 1570. Il est maire de Bordeaux entre 1581 et 1585 et participe à des négociations politiques. Montaigne meurt en 1592 dans sa ville natale, reconnu pour son approche personnelle et réfléchie de l’humain.

Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Michel de Montaigne de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.